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LA MODE EN CLAIRETNET

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Il y a une rumeur récurrente dans le monde de la mode, qui se murmure à voix basse et seulement devant un public de confiance : le monde de la mode serait intiment dominé par des hommes, et gay de surcroît.

© LF / ViewsCo / Daily Dust

Tara Subkoff, créatrice de la marque « Imitation of Christ« , avait lancé la polémique en 2005, en accusant directement Anna Wintour de n’aimer que les « jeunes hommes, gay« . Une croisade contre le microcosme démarrée en 2001 puisque lors de son défilé, les modèles étaient assises sur les places à côté du podium, forçant les signatures de mode et la presse en général à tourner autour des égéries.

Un autre exemple, plus récent : on nous demande fréquemment, à nous, VQ & Lilzeon, si nous sommes gay. Entre nous, la sexualité de nos plumes n’intéresserait pas même des flamands roses. Et pourtant nous sommes quasiment obligés d’y répondre, avant tout travail de modeur pour lequel nous sommes parfois investis (photographie, direction artistique et consort…). Une discrimination passive qui nous pousse à nous demander si le regard serait orienté par le genre ; tous les modeurs naissent égos, mais certains sont plus unfair que d’autres, apparemment.

Mais ce sujet n’est-il pas déjà bien dépassé ? Pire, n’est-il pas un soupçon nauséabond, souhaitant remplacer une communauté par une autre ?

Dépassé parce que les courants de la mode se sont profondément accélérés ces 6 dernières années : les inspirations androgynes sont challengées par les mythologies asiatiques; ce que font les créateurs français -oui nous osons- est mis à mal par ce qu’on peut trouver sur Etsy; surtout, le microcosme de la mode tel qu’on l’entendait il y a 10 ans est désormais un méta ou macrocosme : les créateurs s’essaient à développer des scénographies dignes de Pixart. Burberry vend en direct ses collections sur le web. Louis Vuitton s’entremêle à des graffeurs ou artistes en vogue comme Sprouse. La valeur ajoutée n’est plus seulement dans le matériau mais bien dans l’histoire autour. Une histoire ni gay ni bondée, mais des histoires qui font rêver des vrais gens, au-delà du statutaire et du papier de glace.

Nauséabond parce que l’histoire de la mode est aussi une histoire sociale. Et qu’en confisquant les fantasmes aux lectrices et aux lecteurs, aux shoppeuses et aux shoppeurs, on les empêche de rêver. L’élan subversif et émancipatoire  initial de la mode est devenu un carcan intellectuel, visuel et sexuel aliénant pour tout un chacun. A la manière d’un cinéma d’auteur français malade qui ne décrit plus que des personnages désincarnés, plus irréels qu’un avatar de jeu vidéo, la mode projette désormais des visions d’autistes d’artistes approximatifs et gesticulatifs. De quelle féminité parle-t-on chez Vogue Italia? De quelle sexualité parle-t-on chez Dolce & Gabanna?

A croire que la mode dusse s’inspirer des disciplines voisines: cinéma, musique… pour enfin se trouver un écho populaire et donc réel. Le diptyque mannequin vs égérie est ainsi symptomatique d’une schizophrénie redoutable. Silhouette à la précision clinique et à la désirabilité relative d’une part, contre silhouette à caractère, facilement identifiable et hautement désirable de l’autre. Faut-il en passer par ce fossé pour se manifester au public? Mode élitiste et givrée d’un côté contre produits dérivés déclinés délavés de l’autre?

Non. La mode ne questionne pas/plus le sexe, elle est devenue une question culturelle. Les genres comme les communautés ne sont plus l’horizon. Nous proposons de rechercher le fil dans l’esprit et la sensibilité des gens. Afin de s’insérer de nouveau dans l’économie moderne, la mode doit se penser comme un art contemporain, où l’intention est aussi importante que l’intuition. Rendre sa place à la communion des coeurs  et des esprits tout au long du parcours, et plus seulement lors d’une cynique Fashion Night Out. Rétablir la mode comme l’espace du désir d’une certaine (de certaines!) idée(s) du corps.

 

............................................................................................................Les 22 tendances mode homme de l’automne-hiver 2018-2019

Signe distinctif des collections de l’hiver prochain ? Le vestiaire se pense désormais comme une armure pour affronter vaillamment les temps modernes : épaules extra larges, paddings, manteaux pare-feu, layering superlatif… Le sportswear bien ancré dans le nouveau vocabulaire mode des maisons laisse encore subsister quelques sursauts de chic et de rêve : influences western, tailoring sharp, cuirs fondants et matières cinq étoiles atteignent de nouveaux sommets de luxe pour une allure hybride, audacieuse et résolument moderne. Florilège des tendances les plus fortes aperçues entre Paris, Milan, Londres et New York.

Par Hugo Compain le 29 Août 2018

1

Logomania

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Réminiscence d’une ère street et bling, génération MTV affichant haut et fort les logos hurlants de quelques titans du luxe internationaux, qui assument enfin cet héritage, longtemps rejeté. Le logo se portera donc en all-over, ou rien.

De gauche à droite : Burberry, Fendi, Louis Vuitton

2

Pare-feu

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Certains trends surgissent sans crier garde et deviennent must-have mode de saison. C’est le cas du manteau technique à bandes réfléchissantes de sapeur-pompier, aperçu chez Calvin Klein 205W39NYC, Burberry et Junya Watanabe.

De gauche à droite : 

 

3

Épaules extra large

Pensez Richard Gere circa 1980, période American Gigolo. Le tailoring sharp et oversize de Monsieur Armani prend d’assaut la mode et les épaules s’élargissent pour affronter une nouvelle décennie redoutable : les années Reagan, les traders de Wall Street bâtissent des fortunes et le monde n’en finit plus de se polariser. Des temps qui ne sont pas sans rappeler le zeitgeistambiant, qui ont poussé les créateurs à imaginer des vestes et manteaux larges, larges, larges, comme des armures.

De gauche à droite : Y/Project, Calvin Klein 205W39NYC, Maison Margiela

4

Western boy

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Inépuisables sources de rêve et d’espoir, les grandes plaines de l’Amérique Wild West continuent d’inspirer les créateurs, dans toutes les capitales mode. A New York, où Raf Simons sonde la culture US avec talent pour Calvin Klein 205W39NYC et signe les boots les plus désirables depuis déjà trois saisons, à Milan avec Dsquared2 qui imagine un cowboy apollon fantasmé, et à Paris, avec Dries Van Noten qui a infusé sa collection d’accents ranch.

De gauche à droite : Calvin Klein 205W39NYC, Dries Van Noten, Dsquared2

5

Layering

Pied de nez au réchauffement climatique et au désordre global qui agite le monde ou simple jeu de styling saisonnier ? On vous laisse juger. Reste que l’accumulation est l’une des tendances phare de la saison automne-hiver 2018-2019, lancée avec éclat par Demna Gvasalia, chez Balenciaga et Vetements.

De gauche à droite : Y/Project, Balenciaga, Vetements

6

As de carreaux

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Un large spectre de carreaux à géométrie variable oscillant entre tartans claniques néo-aristocratique chez Alexander McQueen, accents preppy clin d’œil au cultissime film Clueless d’Amy Heckerling chez Versace ou flanelle de bûcheron passée au prisme conceptuel de Sacai. À vous de choisir.

De gauche à droite : Sacai, Alexander McQueen, Versace

7

Cartoon

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Imprimé sur les mailles cette saison : 1/ Bip Bip et Coyote chez Calvin Kleinpar Raf Simons, qui signe ici une nouvelle collaboration hautement instagrammable avec la licence Looney Tunes. 2/ Forcément plus subversif à Londres, Jonathan Anderson a tatoué les silhouettes homoérotiques de l’artiste des années cinquante ouvertement gay Dom Orejudos. 3/ En ouvrant son défilé par des planches de bandes dessinées Superman, Rei Kawakubo, signe ici un manifeste : restez inoffensifs, conservez votre candeur, pour un monde plus doux.

De gauche à droite : Comme des Garçons Homme Plus, Calvin Klein 205W39NYC, JW Anderson

8

Casquette

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En coude à coude avec le bob cette saison, la casquette remporte néanmoins le plus grand nombre de passages sur les défilés automne-hiver 2018-2019 et s’offre un lifting made in Italy avec Fendi ou Gucci - qui collabore avec le géant US Major League Baseball -, alors que Demna Gvasalia s’est associé avec World Food Programme, pour créer une casquette dont chacune des ventes permettra l’achat de 200 biscuits à haute valeur nutritionnelle.

De gauche à droite : Fendi, Gucci, Vetements

9

Rayure tennis

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Apparition formelle sur les défilés à l’heure où le sportswear est roi, le costume à rayures tennis fait une apparition remarquée, appréciée. Vu chezAlexander McQueen, Maison Margiela ou Versace.

De gauche à droite : Maison Margiela, Versace, Alexander McQueen

10

Manteaux en cuir

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De nouvelles cimes de luxe… Avec ces pièces, les maisons font la démonstration de leur savoir-faire d’excellence. Alors forcément, c’est chez Berluti, Hermès ou Prada que les plus beaux modèles de la saison se trouvent.

De gauche à droite : Prada, Berluti, Hermès

 

 

imprimé tigré

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Et oui, l’imprimé léopard est mort cette saison. Et c’est le tigre qui gagne du terrain, la preuve avec la série de manteaux griffés, à porter impérativement sous inflexion rock, pour dédramatiser la pièce.

De gauche à droite : Bottega Veneta, Alexander McQueen, Valentino

14

Night glam

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Une rafale de strass et paillettes met le feu aux podiums : l’hommage ultime au French Elvis ?

De gauche à droite : Dolce & Gabbana, Gucci, SSS World Cop, Balmain

15

Orient-Extrême

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Les détracteurs crieront à l’appropriation culturelle, mais il faut plutôt voir ici un emprunt hommage au raffinement des cultures nippones ou chinoises, dont les sakuras en fleurs (Haider Ackermann), le folklore chinois (Kenzo) ou le vêtement traditionnel (Gucci, Xander Zhou) ont inspiré les créateurs.

De gauche à droite : Kenzo, Gucci, Haider Ackermann 

16

Balaclava

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Foulardé, cagoulé ou orné de bijoux de tête… En latex, en soie, en laine, ou en perles… l’hiver prochain sera chapeauté ou ne sera pas.

De gauche à droite : Vetements, Gucci, Calvin Klein 205W39NYC

17

Tropicool

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Que ce soit le revival d’impressions enflammées tirées des archives chez Prada, les skulls rebelles de SSS World Cop ou les motifs sensibles de Wales Bonner, la chemise imprimée persiste jusqu’au cœur de l’hiver. Rafraîchissant.

De gauche à droite : SSS World Cop, Prada, Wales Boner

18

Peaux lainées

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Pièce trophée du vestiaire, la peau lainée est la valeur sûre à conserver une vie et à s’offrir absolument pour braver les températures les plus capricieuses. Quelques-uns des plus beaux modèles ont été réalisés cette saison par Burberry, Berluti ou Louis Vuitton.

De gauche à droite : Burberry, Louis Vuitton, Berluti

19

Padding

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Flirtant avec le padding, les doudounes et autre molletonage poids plume enrobent la silhouette, pour protéger l’allure des temps modernes. Un statement du premier au dernier look chez Prada, des pièces désirables au quotient mode délirant chez Sacai ou GmbH.

De gauche à droite : Sacai, Prada, GmbH

20

Sacoche

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Le sac XXS, à confondre avec l’étui à carte, se porte autour du cou, comme unique accessoire de la saison pour se délaisser du superflu et ne transporter que le nécessaire.

De gauche à droite : Fendi, Prada, Louis Vuitton

 

Signe distinctif des collections de l’hiver prochain ? Le vestiaire se pense désormais comme une armure pour affronter vaillamment les temps modernes : épaules extra larges, paddings, manteaux pare-feu, layering superlatif… Le sportswear bien ancré dans le nouveau vocabulaire mode des maisons laisse encore subsister quelques sursauts de chic et de rêve : influences western, tailoring sharp, cuirs fondants et matières cinq étoiles atteignent de nouveaux sommets de luxe pour une allure hybride, audacieuse et résolument moderne. Florilège des tendances les plus fortes aperçues entre Paris, Milan, Londres et New York.

 

Fleurs

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Folklore hybride ou impressions extra larges sur les vestes, l’imprimé fleuri brodé a fait une apparition discrète sur les podiums, avec un seul mot d’ordre : à porter uniquement avec une assurance en béton.

De gauche à droite : Dolce & Gabbana, Alexander McQueen, Gucci

22

Futurisme spatial

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Tocade saisonnière, la conquête spatiale et son uniforme d’exploration, - et de protection - face à un monde incertain a inspiré les créateurs cette saison. En version dystopique chez Undercover ou en collaboration avec la Nasa pour Heron Preston, le créateur américain montant.

De gauche à droite : Walter Van Beirendonck, Heron Preston, Undercover

 

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