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UN REGARD SUR L'INFO (live france info)

 

LUNDI 15 OCTOBRE

 

Eric Zemmour atterrit chez Marion Maréchal

 

INFO OBS. Le polémiste préféré de la droite réactionnaire sera l'invité de l'Issep pour une conférence.

Le public sera conquis d'avance. Eric Zemmour, en tournée pour la promotion de son livre "Destin français" (Albin Michel), fera un détour par Lyon. Selon nos informations, l'essayiste préféré de la droite dure sera l'invité de l'Issep, le 14 novembre, l'école fondée par Marion Maréchal dont les cours ont commencé le 15 septembre. Une affiche rêvée pour un établissement en quête de notoriété et qui cherche à ne pas être vu comme "un sas avec le Rassemblement national".

Avant lui, l'essayiste Laurent Obertone avait inauguré les conférences de l'Issep, le 10 octobre dernier. Objectif pour l'école : "créer des liens avec la société civile", avec toutes les droites, et montrer que dans cet institut on n'apprend pas seulement à gérer des projets. Laurent Obertone avait fait salle comble (les médias étaient interdits à cette conférence).

"Histoire d'une nation", un documentaire à conseiller à Eric Zemmour

De son côté, le sulfureux polémiste, dont les ouvrages se vendent à plusieurs dizaines, voire centaines de milliers d'exemplaires, fait le tour des boutiques de l'extrême droite, et de la droite extrême. Eric Zemmour avait fait une séance de dédicaces, protégé par un cordon de policiers, à la Nouvelle librairie de François Bousquet, rédacteur en chef de la revue "Éléments", une enseigne très droitière, qui vient d’ouvrir ses portes dans le Quartier latin, à Paris. François Bousquet doit lui aussi tenir une conférence à l'Issep, et même y donner des cours aux élèves. 

Eric Zemmour, chroniqueur au "Figaro", passera aussi par Béziers, la ville de Robert Ménard. Là, c'est certain, la dernière sortie du polémiste sur le prénom de la chroniqueuse télé Hapsatou Sy, une "insulte à la France", ne choquera personne.

Paul Laubacher 

.................................................................................sistants fictifs du FN : Marine Le Pen mise en examen pour détournements de fonds publics

 

La présidente du Rassemblement national s'est rendue à sa convocation chez les juges ce vendredi.

La présidente du Rassemblement national (ex-FN) Marine Le Pen a été convoquée ce vendredi 12 octobre au tribunal de Paris pour être interrogée par les juges dans l'affaire des assistants présumés fictifs du parti au Parlement européen, qui lui avait valu une mise en examen en juin 2017, a appris l'AFP de sources proches du dossier.

Sa mise en examen a été aggravée à l'issue de cette audition, en étant requalifiée pour "détournements de fonds publics", selon une déclaration de son entourage à l'AFP. 

Arrivée dans la matinée au tribunal, Marine Le Pen a été réentendue par les juges d'instruction qui l'avaient mise en examen pour "abus de confiance" et "complicité d'abus de confiance", des faits qu'elle conteste formellement. Au cours de cette nouvelle audition, elle n'a pas répondu aux questions, arguant qu'elle attendait une décision sur un recours devant la Cour de cassation.

Affaire des assistants fantômes du FN : la liste des 14 mises en examen

Le délit de "détournements de fonds publics" est passible de dix ans d'emprisonnement et d'un million d'euros d'amende, contre trois ans de prison et de 375.000 euros d'amende pour l'abus de confiance.

Toutes les mises en examen pourraient être aggravées

"L'autorité judiciaire ne peut s'ériger en arbitre du contenu du travail politique d'un député et de son bien-fondé sauf à violer le principe constitutionnel de la séparation des pouvoirs", a déclaré Marine Le Pen à l'AFP au sujet de ce recours.

"J'ai donc indiqué aux magistrats que je répondrai à l'ensemble de leurs questions après que la chambre criminelle ait tranché cette question de principe qui est absolument primordiale par sa nature constitutionnelle, puisqu'elle touche à l'essence même des principes démocratiques de la République."

Lors de sa mise en examen en juin 2017, elle n'avait pas répondu aux questions et s'était contentée d'une déclaration, en niant tout emploi fictif et en contestant aux magistrats le droit d'enquêter sur cette affaire. "Nous sommes totalement innocents des faits qui nous sont reprochés", a-t-elle répété ce vendredi.

Depuis fin 2016, les juges Claire Thépaut et Renaud Van Ruymbeke enquêtent sur un possible "système" organisé par le parti et sa présidente pour financer des salaires de ses permanents sur les deniers de l'Union européenne, en détournant les enveloppes des eurodéputés réservées à l'emploi d'assistants parlementaires.

En juin, les magistrats avaient ordonné une saisie de 2 millions d'euros sur des subventions publiques, montant finalement ramené à 1 million d'euros par la cour d'appel de Paris. L'information judiciaire ouverte pour "abus de confiance et escroquerie en bande organisée" cumule à ce stade une quinzaine de mises en examen connues, pour "abus de confiance", complicité ou recel de ce délit.

Sont notamment concernés le Front national, Louis Aliot, le compagnon de la présidente, et Nicolas Bay, dont le nom circule pour conduire la liste du RN aux élections européennes de 2019. Les magistrats envisagent désormais de requalifier toutes les mises en examen existantes, depuis une jurisprudence récente de la Cour de cassation.

(Avec AFP)

................................................................................."Une infamie" : la colère de Ruffin après le rejet d'un texte pour les élèves handicapés

 Le député de la Somme reproche à la majorité LREM le rejet d'une proposition de loi sur les élèves handicapés.

"Vous n'avez pas honte ? Honte de votre paresse, honte de votre sectarisme ?" François Ruffin s'est emporté contre les députés LREM, jeudi 11 octobre, à l'Assemblée nationale. La raison : le rejet d'une proposition de loi sur les élèves handicapés, déposée par le parlementaire LR Aurélien Pradié.

"Nous avons, nous les Insoumis, mais également les communistes, les socialistes, les UDI, les Républicains, nous avons déposé des tas d'amendements en commission", a lancé dans l'Hémicycle le député LFI de la Somme.

"Vous les Marcheurs, aucun, aucun amendement ! Vous êtes 300 et aucun amendement. Vous n'avez même pas participé aux échanges. Vous vous êtes contentés, en groupe et en troupeau, de voter contre, contre, contre, contre ; de lever la main en cadence comme des Playmobil ! J'espère que le pays ne vous le pardonnera pas."

Et l'élu d'ajouter : 

Cette proposition de loi pour "l'inclusion des élèves en situation de handicap" prévoyait notamment un statut unique "d'accompagnant à l'inclusion scolaire", mieux rémunéré, pour les auxiliaires de vie scolaire (AVS) ou les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH). Elle visait aussi à "décloisonner" l'accompagnement entre scolaire et périscolaire.

"Personne ne peut décemment regarder dans les yeux ces familles, ces enfants, ces adolescents, ces accompagnants et leur dire que l'urgence est ailleurs", avait un peu plus tôt plaidé Aurélien Pradié, qui défendait ce texte dans le cadre d'une "niche parlementaire" LR. L'élu du Lot avait aussi rappelé que "le nombre d'élèves (en situation de handicap) accueillis est passé d'environ 100.000 en 2006 à [...] 340.000 en 2018", de nombreux élèves étant restés sans solution d'accompagnement à la rentrée.

"Nulle délation"

Lors de son intervention à l'Assemblée, jeudi soir, François Ruffin a également promis de publier sur son site la liste des noms des parlementaires de la majorité qui ont refusé de discuter cette proposition de loi. Il a tenu parole. "Voici les noms des 70 députés qui ont empêché qu'un débat ait lieu sur le statut des accompagnantes pour enfants handicapés. Nulle délation, juste de l'information sur les choix de vos élus", a-t-il indiqué sur Twitter, ce vendredi matin.

Chose promise, chose due. Voici les noms des 70 députés qui ont empêché qu'un débat ait lieu sur le statut des accompagnantes pour enfants handicapés. Nulle délation, juste de l'information sur les choix de vos élus.https://t.co/vJGTufCEaX

Une pratique que n'a pas vraiment appréciée Anne-Christine Lang, députée LREM de Paris. "C'est quoi l'idée ? Qu'ils soient insultés, agressés, violentés ? Sur Internet ? Physiquement ? Ça s'appelle de la délation, de l'incitation à la haine. Ce sont des méthodes de voyous", a-t-elle twitté.

C'est quoi l'idée? Qu'ils soient insultés, agressés, violentés? Sur Internet? Physiquement?
Ça s'appelle de la délation, de l'incitation à la haine. Ce sont des méthodes de voyous 
@Francois_Ruffin ! #PPL #Handicaphttps://t.co/hEf6mQPXos

Une critique à laquelle François Ruffin s'est empressé de répondre, toujours sur Twitter :

"Vous êtes au courant que les noms sont publiés, à chaque scrutin public, sur le site de l'Assemblée nationale, cette institution qui 'incite à la haine', ces 'voyous'. Vous êtes ridicules. Et vous, vous nagez dans votre honte."

"Il y a un chemin qui est pris"

Jeudi soir, le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer a répondu à l'Insoumis, et à Aurélien Pradié, que le texte comportait "bien entendu des éléments intéressants" sur cette "priorité gouvernementale", mais a refusé d'être "caricaturé comme quelqu'un qui ne voit pas les difficultés actuelles et les pistes d'amélioration".

Il a notamment souligné qu'à la rentrée 2018, "20.000 élèves de plus que l'an dernier" avaient été accueillis, observant aussi que le statut unique, prôné par Aurélien Pradié, est "très précisément la feuille de route que nous nous sommes fixée". "Il y a donc un chemin qui est pris qui est clairement conforme à ce que vous appelez de vos vœux", a-t-il affirmé au député LR, ajoutant que ses "pistes de réflexion" pourront être le point de départ d'une concertation prévue fin octobre devant le Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH).

"Ce n'est pas par la loi qu'on va changer les choses car nous avons tous les ingrédients pour réussir", a assuré par la suite la secrétaire d'Etat aux Personnes handicapées, Sophie Cluzel, renvoyant elle aussi à la concertation.

(avec AFP)

 

....................................................Pourquoi Maurel et Lienemann quittent le PS pour se rapprocher de Mélenchon

 Emmanuel Maurel annonce dans "le Monde" son départ du PS, avec Marie-Noëlle Lienemann et de nombreux cadres de l’aile gauche. Une page se tourne.

Il ne connaît pas assez la gauche pour avoir saisi la scène à laquelle il vient d'assister. Lorsque Emmanuel Macron croise Jean-Luc Mélenchonsur une terrasse du Vieux-Port, à Marseille, le 8 septembre, à minuit et demi, il claque la bise à celle qui l’accompagne et qui laisse les deux hommes poursuivre devant les caméras. Marie-Noëlle Lienemann glisse au chef de l’Etat : "No comment." Macron s’est fait présenter l’homme qui était avec les deux anciens ministres et a laissé entendre à Bernard Pignerol qu’il le connaissait grâce à Bertrand Delanoë. Haut fonctionnaire, l’ami de Mélenchon a en effet travaillé pour l’ancien maire de Paris. En partant, le président demande à un proche :

"Mais pourquoi Lienemann était-elle là ?"

Mélenchon - Lienemann - Pignerol : si ces trois-là finissaient la soirée ensemble, c’est parce qu’ils se connaissent depuis trente ans, qu’ils ont été des piliers de la Gauche socialiste, la mythique aile gauche du PS sous Lionel Jospin puis François Hollande. Et ce week-end-là, à Marseille, ils peaufinaient la nouvelle scission du Parti socialiste. La sénatrice de Paris et son complice, l’eurodéputé Emmanuel Maurel, réunissaient dans la cité phocéenne leur club, Nos causes communes, et l’Insoumis y était venu leur déclarer sa flamme :

"Que finisse cette longue solitude pour moi d’avoir été séparé de ma famille intellectuelle et affective. […] Mes amis, vous nous manquiez."

La longue solitude de Jean-Luc Mélenchon vient donc de finir. Emmanuel Maurel, Marie-Noëlle Lienemann et leurs amis quittent le PS. Ils créent un parti, "une maison de la gauche républicaine", dit Emmanuel Maurel dans une interview au "Monde" ce vendredi 12 octobre. Le député européen sera candidat sur la liste de La France insoumise. Une page se tourne. Le PS perd les figures historiques de son aile gauche, ceux qui pendant de si longues années ont essayé d’ancrer ce parti dans l’antilibéralisme.

"Je n’y crois plus, c’est fini", confie Emmanuel Maurel, qui a "beaucoup réfléchi" avant de quitter ce parti auquel il a été si attaché. Mardi soir, il a bu un dernier verre avec le premier secrétaire Olivier Faure. Mercredi, il a passé une dernière tête au siège historique du PS. Et lui qui est si heureux de sa nouvelle aventure a été un peu triste :

"Je suis passé à Solférino, c’est la dernière journée, il y a des gravats, des cartons, des sacs-poubelle..."

Adieu Solférino. Adieu le PS. Maurel et Lienemann ont trop avalé de couleuvres. Le quinquennat Hollande a achevé de les détourner de ce parti qui, même quand il est très à gauche dans l’opposition, penche à droite dans l’exercice du pouvoir. Ils préfèrent voguer vers d’autres horizons, se rapprocher de l’Insoumis.

Une bande de potes se reconstitue. Lienemann et Mélenchon se connaissent par cœur, ils ont tellement milité ensemble. Maurel et Mélenchon se connaissent aussi depuis des années et se sont toujours appréciés. Maurel était un copain d’enfance de François Delapierre, le regretté fils spirituel de Mélenchon. Et Maurel aime les livres, connaît l’histoire, réfléchit.

"Emmanuel est le dernier d’une longue tradition : c’est un intellectuel socialiste, vraiment intellectuel et vraiment socialiste, lisant, pensant, avec une sensibilité esthétique. Il y a sans cesse eu chez lui une disponibilité intellectuelle, une affection à mon égard, qui m’a toujours poussé à avoir une relation affectueuse avec lui", reconnaît Jean-Luc Mélenchon.

Eux qui étaient assis à deux rangs d’écart au Parlement européen ont toujours aimé se confronter intellectuellement. Ils vont pouvoir poursuivre leurs discussions… et construire ensemble avec leurs amis un bout de l’histoire de la gauche. Emmanuel Maurel a toujours été invité aux Amphis d’été des Insoumis. Fin août, impressionné par la force militante qu’il y voyait et alors qu’il commençait à réfléchir à quitter le PS, l’eurodéputé s’enthousiasmait :

"Il y a du monde, ils débattent, ils sont heureux. On dirait la Gauche socialiste."

Il y a bien un côté reconstitution de ligue dissoute.

Cécile Amar

 

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....................................................."On a mal scanné des articles et on en est là" : quand les courses à Ikea finissent en garde à vue

  Pour avoir mal scanné des couvercles de boîtes à une caisse automatique, au Ikea de Strasbourg, une jeune fille et son père ont été placés... en garde à vue.

"Bon je vais raconter comment je suis allée en garde à vue à cause des tupperware d'IKEA."

C'est ainsi qu'Emilie débute son récit, sur Twitter, mardi 9 octobre. L'étudiante de 21 ans raconte s'être rendue au magasin Ikea de Strasbourg (Bas-Rhin), lundi 1er octobre, avec son père. Objectif : acheter des boîtes. Pour payer, ils choisissent les caisses automatiques. Ils discutent, et ne font pas attention au fait que les couvercles des boîtes portent eux aussi des codes-barres, et sont donc à payer séparément. Le vigile les interpelle.

"Ouais vous avez volé quoi"

Elle raconte ensuite que son père dit qu'il veut payer, que le vigile lui dit "pas de soucis ça arrive souvent", mais il leur demande tout de même de les suivre à l'accueil où il doit, selon la jeune fille, prévenir son supérieur. 

C'est là que ça se corse. Toujours selon Emilie, le directeur du magasin "regarde (son) père" et lui dit "ouais vous avez volé quoi".

Le ton monte, la police est appelée, et arrive. Une policière s'adresse à la jeune fille et lui dit, selon Emilie :

"On vous embarque pour vol à l'étalage organisé à plusieurs on vient de mobiliser une deuxième brigade pour transporter votre père, vous vous venez avec moi." 

"Plein de pisse et de merde"

Père et fille sont donc conduits au commissariat, puis placés en cellules de garde à vue. 

Quand son père entre dans sa cellule, il dit, selon sa fille :

"ouais on a mal scanné des articles et on en est là."

Un policier réagit "Hein ? Quoi ? Vous êtes embarqué pour vol à l'étalage blabla"... et cherche à comprendre, perplexe, rapporte encore la jeune femme, qui indique qu'une autre policière semble ne pas bien comprendre non la raison de leur présence au commissariat.

Une policière "choquée"

Emilie et son père sont à nouveau interrogés. Selon Emilie, une policière, "choquée", lui dit "qu'à Ikea ils sont assez sévères et sont tout le temps en train de les appeler."

Emilie et son père sont ensuite libérés. 

"Nous privilégions toujours le dialogue"

Suite au récit d'Emilie, Ikea a réagi, mercredi 10 octobre en fin de journée sur Twitter également. L'enseigne a présenté ses "excuses" suite à ce qu'elle appelle un "incident" et a tenu à préciser : "Nous privilégions toujours le dialogue et regrettons sincèrement cette situation."

La préfecture de police de Strasbourg, contactée par Franceinfo, confirme que la garde à vue a duré trois heures avant que l'infraction "insuffisamment caractérisée", ne soit levée.  

"Morale de l'histoire : scannez bien vos articles et n'oubliez pas que vous pouvez aller en gav pour des tupp mdr", conclut la jeune femme.

L'Obs

.................................................................................Entre Emmanuel Macron et Philippe de Villiers, c'est fini

l'amitié entre le chef de l'Etat et le fondateur du Mouvement pour la France, né un jour chaud d'août 2016, s'est éteinte.

Emmanuel Macron sera-t-il un jour de nouveau invité au Puy du Fou ? Rien n'est moins sûr. Pour le comprendre, il suffit de lire l'interview de Philippe de Villiers à "Valeurs actuelles", à paraître jeudi 11 octobre. "Je pense hélas, qu'il n'habite pas la fonction et se trompe d'urgence", assène le très catholique vendéen, figure de la droite souverainiste, en promotion pour son livre "Le mystère Clovis" (Albin Michel). L'amitié entre le chef de l'Etat et le fondateur du Mouvement pour la France, né un jour chaud d'août 2016, s'est éteinte.

"J'avais l'espoir naïf, comme tant d'autres, qu'Emmanuel Macron aurait compris cette mission métapolitique", juge le patron du Puy du Fou assurant que le "président de la République a une mission vitale : sauver la civilisation française". Et de préciser :

"Or, quand j'ai vu la fête de la Musique à l'Élysée, avec les transexuels en résille, et le doigt d'honneur des Antilles, j'ai compris qu'il n'avait pas compris"

Et même si la politique, pour Philippe de Villiers, est terminée, ce dernier ne peut s'empêcher d'analyser : "Je pense aujourd'hui qu'il est peut-être le phénomène ultime de l'accomplissement de cette hybridation, unique dans l'histoire, de l'extrême-centre, caractérisé par le rejet de la politique, et du marketing, qui est son effacement au profit de l'image". Conclusion, Emmanuel Macron s'est "sarkoïzé à vitesse grand V".

"Philippe de Villiers a toujours été libre"

Que s'est-il passé entre les deux hommes ? "Philippe de Villiers a toujours été libre", fait valoir un de ses proches. "Il a vu ce qu'il s'est produit, il a observé l'action du chef de l'Etat. Il dit ce qu'il pense. Si cela paraît violent, c'est qu'il n'avait pas parlé depuis longtemps", explique-t-on dans son entourage où l'on précise que les contacts avec Emmanuel Macron s'étaient raréfiés depuis l'épisode de Notre-Dame-des-Landes.

Pourtant, à ce moment-là, tout allait encore bien entre eux. "C'est une décision qui me réjouit le coeur car elle est conforme à l'intérêt général et au bien commun. Enfin, on tranche", jugeait Philippe de Villiers quand le gouvernement avait enfin décidé d'abandonner le projet très controversé d'aéroport. Le Vendéen y trouvait son intérêt : le temps de trajet, d'environ une heure entre l'aéroport de Nantes-Atlantique et le parc d'attractions du Puy du Fou qu'il a créé, aurait été triplé si Notre-Dame-des-Landes s'était concrétisé. 

Quelques mois plus tard, les deux hommes s'étaient retrouvés, toujours en Vendée, dans la ville des Herbiers. Emmanuel Macron assure : il n'y a "pas d'ambiguïté" dans ses relations avec le patron du Puy du Fou. Il précise : 

"C'est quelqu'un - je le connais depuis 2016 - (...) avec qui on a eu des discussions hautes en couleur, mais qui porte des convictions - certaines qui sont irréconciliables et d'autres qui permettent une confrontation utile."

De son côté, Philippe de Villiers estime alors "incontestable" qu'Emmanuel Macron "incarne la verticalité de la fonction" de président. Mais de préciser : "Il n'est pas aligné sur mes idées et je ne suis pas aligné sur les siennes".

"Le Signe du triomphe"

Ce non alignement des "valeurs" et des "idées" n'avait pas rendu impossible la naissance d'une amitié incongrue entre un progressiste et un ultraconservateur. Emmanuel Macron avait eu le bon goût de répondre à une invitation lancée par Philippe de Villiers, un soir qu’il dînait à une table voisine à La Rotonde, à Paris. Le 19 août 2016, celui qui s’apprête à quitter Bercy pour se lancer à la conquête de l’Elysée voulait adresser un signal politique clair à la droite en se rendant au Puy du Fou – "je ne suis pas socialiste" – et montrer qu’il n’est pas sectaire. Quitte à faire hurler une gauche outrée de le voir s’afficher avec un tel réac. Onze jours plus tard, il quittait Bercy.

Sur place, Emmanuel Macron avait été reçu comme un prince : un rapace se pose sur la tête de Brigitte et le couple assiste, cela ne s’invente pas, au spectacle de course de chars romains intitulé… "le Signe du triomphe". Avant un dîner à quatre : le couple Macron et les Villiers père et fils.

Dans une interview à "l'Obs", le candidat explicitera ensuite sa démarche : veiller, selon lui, à ne pas "humilier" une partie du pays, celle qui a, par exemple, défilé avec La Manif pour tous, "sinon des lieux comme le Puy du Fou deviendront des foyers d’irrédentisme". Les Villiers avait les yeux qui brillaient. Et n’allez pas leur dire que le Puy est un temple de droite. "On se sent affectivement beaucoup plus proche de Macron", assurait alors Nicolas de Villiers à "l'Obs". Mais ça, c'était avant l'été 2018, les polémiques qui se multiplient à chaque déplacement présidentiel et l'approche des élections européennes. A "Valeurs actuelles", Philippe de Villiers se peut s'empêcher de lancer :

"J'ai entendu notre président dénoncer 'la lèpre populiste'. Je lui réponds: 'Emmanuel, je porte ma crécelle, je suis lépreux.' Être progressiste, aujourd'hui, c'est être pour l'enfant sans père, pour l'abolition de toute frontière, de tout État, de toute souveraineté, pour le glyphosate, le multiculturalisme qui conduit à des sociétés multidécolorés ?"

P.L.

............................................................................................................Le remaniement n'aura pas lieu avant vendredi soir

 La nomination d'un nouveau ministre de l'Intérieur, accompagnée éventuellement de plusieurs autres changements au sein du gouvernement, est attendue depuis une semaine.

Il va falloir attendre encore... Le remaniement "n'aura pas lieu avant le départ du président de la République en Arménie ni tant qu'il sera à Erevan" d'où il revient vendredi soir, a annoncé ce mercredi 10 octobre l'Elysée.

Emmanuel Macron "souhaite prendre tout le temps nécessaire, dans le calme, le professionnalisme et le respect des personnes, à la composition d'une équipe cohérente et de qualité au service des Français", ajoute la présidence.

Le président Emmanuel Macron, qui s'est parfois défini en "maître des horloges", n'a laissé filtrer aucune indication sur ses intentions depuis la démission, mardi 2 octobre, de Gérard Collomb, un événement qui a donné le coup d'envoi d'une attente inhabituellement longue.

Sans démission du gouvernement, le Premier ministre ne fera pas de déclaration de politique générale devant les députés, y compris si le casting de son équipe devait être largement renouvelé, contrairement à ce que la majorité semblait considérer comme acquis.

Si le remaniement intervient juste après le Conseil des ministres, il sera suivi du départ d'Emmanuel Macron pour une visite en Arménie jusqu'à vendredi. 

Pour remplacer Gérard Collomb place Beauvau, les noms des ministres Christophe Castaner (Relations avec le Parlement), Jean-Yves Le Drian (Affaires étrangères) ou Gérald Darmanin (Comptes publics) sont évoqués.

L'exécutif pourrait aussi être tenté de faire confiance à un expert, sur le modèle de Jean-Michel Blanquer à l'Education, dont l'assimilation au monde politique est jugée réussie. Les noms du procureur de Paris François Molins - visage connu des Français depuis les attentats de 2015 -, de la directrice de la PJ Mireille Ballestrazzi, de Jean Castex, un haut fonctionnaire qui a servi Nicolas Sarkozy à l'Elysée, ou de l'ancien patron de la police nationale Frédéric Péchenard ont circulé.

Plus compliqué que prévu

En attendant, Edouard Philippe - qui assure l'intérim place Beauvau - a participé mardi soir à une patrouille dans Paris avec la Brigade anti-criminalité (BAC), s'attachant à démontrer, comme l'a dit Matignon, que "les rênes du ministère sont tenues et [que] la vigilance ne baisse pas."

De sources concordantes, le choix du prochain ministre de l'Intérieur s'avère plus compliqué que prévu, faute de candidats disposant du profil recherché par Matignon et l'Elysée... et prêts à accepter le poste. Selon RTL, Edouard Philippe et Emmanuel Macron auraient ainsi "essuyé au moins cinq refus" d'entrer au gouvernement.

Parmi les sortants possibles, figurent Françoise Nyssen (Culture), Jacques Mézard (Cohésion des Territoires) ou Stéphane Travert (Agriculture).

Les centristes du MoDem pourraient récupérer un ou deux portefeuilles, comme Marc Fesneau, leur chef de file à l'Assemblée, pressenti, entre autres, pour l'Agriculture.

Egalement pressenti, Mathieu Klein, le président PS du conseil départemental de Meurthe-et-Moselle, a décliné l'invitation via Twitter.

"Je ne ferai donc pas partie du prochain gouvernement. Je souhaite qu’il réussisse à faire reculer la pauvreté et continuerai à y contribuer dans les fonctions qui sont les miennes, avec un état d’esprit aussi exigeant que constructif."

Cité comme l'une des nouvelles possibles prises de guerre d'Emmanuel Macron à gauche, Bruno Julliard n'entrera pas non au gouvernement.  "La question ne s'est pas posée, ni pour moi ni pour l'Elysée [...] Les seuls DRH que je rencontre sont dans le privé...", a confié à "l'Obs" l'ancien premier adjoint d'Anne Hidalgo. 

Mardi à l'Assemblée, la séance des questions au gouvernement, longtemps incertaine, s'est finalement tenue dans une ambiance de flottement mi-railleuse, mi-houleuse. Une passe d'armes y a opposé Edouard Philippe, qui affectait le plus grand calme, au patron du groupe Les Républicains Christian Jacob. "Jusqu'à quand cette mascarade va-t-elle continuer ?", a lancé M. Jacob à son ancien collègue du groupe LR, qui a ironisé sur la "fébrilité" de l'opposition.

Dans l'Hémicycle, des députés d'opposition lançaient à coeur joie des appels à la "démission", ou relevaient bruyamment l'absence de Jacques Mézard, donné partant du gouvernement, pendant que son secrétaire d'Etat Julien Denormandie répondait au micro.

Loin de ces remous, Emmanuel Macron a maintenu son agenda présidentiel. Il s'est entretenu avec ses homologues chilien et ouzbek. Il a ensuite fait un discours en fin d'après-midi à la Station F, un incubateur de start-up à Paris, avant de faire quelques pas le long des quais de la Seine sur le chemin du retour à l'Elysée.

(Avec AFP)

Commentaires

  • Sebastien Madagascar
    • 1. Sebastien Madagascar Le 01/03/2017
    QUEL LACHE ET QUEL MENTEUR CE FILLON!!!!!...........PIRE QUE TOUS.
  • Sebastien Madagascar
    • 2. Sebastien Madagascar Le 19/02/2017
    Quel connard et les connes et cons qui ont voté pour cet inculte!

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