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24 AVRIL..

« Gilets jaunes » : l’AP-HP reconnaît un usage « inapproprié » d’un fichier recensant les blessés

Le « Canard enchaîné » révélait mercredi que le fichier pouvait parfois briser le secret médical.


La direction des hôpitaux publics de Paris a reconnu mercredi 24 avril qu’un fichier nominatif, recensant les blessés pris en charge lors de grands événements, notamment les manifestations de « gilets jaunes », avait parfois inclus « de manière inappropriée » des précisions de nature médicale, une pratique qu’elle entend « corriger ».

Selon le « Canard Enchaîné » du mercredi 24 avril, qui a eu accès à des données issues de ce fichier, certaines des fiches concernées comportent, à la case « commentaire », des précisions sur le type de blessure, comme « Tir flash-ball : plaie arcade », ou « problème au poignet, suite coup de matraque selon le patient ».

le fichier « SI-VIC » (système d’information pour le suivi des victimes), mis en place après les attentats de 2015 pour faciliter l’identification et la prise en charge des victimes, ne comporte sur sa « page principale », « aucune ligne qui aurait pour objet ou pour effet de recueillir des informations médicales », a rappelé dans un communiqué la direction de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

Cependant, « il apparaît que les onglets ‘commentaire' de l’application ont pu être utilisés pour mentionner des éléments de nature médicale », de façon « marginale », et « inappropriée », reconnaît la direction.

Un « mémo » à l’origine du dysfonctionnement

Une telle pratique, « inadéquate », a été observée pour « plus d’une dizaine de patients » lors des trois samedis de 2019 où le dispositif a été déployé, a précisé à l’AFP François Crémieux, le directeur général adjoint de l’AP-HP. De telles données médicales « n’avaient rien à faire » dans ce fichier, a insisté ce responsable.

Le fichier SI-VIC avait par ailleurs été mis en place à quatre reprises fin 2018, au début du mouvement des gilets jaunes, mais pour l’heure la direction n’a pas recensé le nombre de fois où la case « commentaire » a pu faire l’objet d’un tel usage non approprié lors de ces quatre samedis, a-t-il ajouté.

Dans son communiqué, l’AP-HP reconnaît par ailleurs qu’un tel dysfonctionnement peut s’expliquer par un « mémo » que la direction avait diffusé, et dans lequel elle précisait que la case « commentaire »pouvait servir à « ajouter toutes les informations utiles concernant la pathologie ou le type de blessure », ou « l’intitulé exact du service » où le patient devait être orienté.

« Cette précision, qui avait été mentionnée dans un souci de bonne prise en charge des patients, n’aurait pas dû apparaître ; au contraire, il aurait dû être rappelé qu’aucune information médicale ne devait être saisie », souligne la direction, qui dit avoir donné des « instructions »pour « corriger ces éléments ».

La semaine dernière, un « gilet jaune » blessé le 9 février avait annoncé qu’il allait déposer plainte contre X, soupçonnant un possible fichage « illicite » par l’hôpital parisien l’ayant opéré.

 avec AFP

.......................................................................................Dick Rivers est mort

 Le chanteur à la banane est décédé le jour des ses 74 ans.

Le chanteur Dick Rivers, est décédé dans la nuit du 23 au 24 avril « des suites d’un cancer », a fait savoir son manager à BFM TV. Il avait 74 ans.

Hervé Forneri de son vrai nom avait largement contribué à importer le rock’n’roll en France dans les années 60 aux côtés d’Eddy Mitchell et de Johnny Hallyday. Il est l’auteur de plus de 35 albums.

« Dick Rivers c’était une voix, a réagi Gérard Roboly, co-fondateur du groupe Les Chats Sauvages sur BFM TV. C’était un chanteur très charismatique. Il avait la qualité du chanteur de rock’n’roll à tous les niveaux. »

Né à Nice le 24 avril 1945, Hervé Forneri fonde son premier groupe, Les Chats Sauvages, à l’âge de 15 ans, et devient Dick Rivers, en référence au nom du personnage interprété par Elvis Presley dans le film « Loving You » (1957). C’est le King qui lui a donné envie d’être chanteur.

Avec Les Chats Sauvages, il publie son premier 45 tours en 1961, « Ma p’tite amie est vache », puis monte à Paris avant de commencer une carrière solo. Mais le mouvement hippie de la fin des années 1960 manque de mettre fin à la carrière du rocker crooner français.

Le public le boude pendant un temps. Au début des années 70, il travaille avec Alain Bashung, qui sera directeur artistique de trois de ses albums, puis retrouve le succès avec « Maman n’aime pas la musique » (1974) ou encore « Fait un pont » (1976), adapté de « Country Roads » de John Denver.

Il écrit deux romans, « Complot à Memphis » (1989) et « Texas Blue » (2001).

Un artiste éclectique

En 1995, il retrouve le chemin de la scène après 19 ans d’absence, puis se lance dans le cinéma en 1999, avec un premier film en 1999, « La candide de Madame Duff » de Jean-Pierre Mocky. Dick Rivers s’essaye également aux planches du théâtre en 2004 dans « Les Paravents » de Jean Genet.

Les albums qui suivent se font plus personnels. Il fait notamment appel à de jeunes artistes comme Benjamin Biolay ou Mickey 3D. L’album « Mister D » sort en 2011 pour ses 50 ans de carrière.

Il s’est confié dans un livre d’entretiens avec Sam Bernett sur sa frustration d’être la « troisième roue de la charrette » du rock français, et déplore le « manque de reconnaissance » de certains, dont Michel Drucker, qui ne l’a jamais invité sur son canapé.

En 2018, Dick Rivers a participé à la tournée « Age tendre », avec d’autres stars des années 60 et 70. Il avait assuré : « Il ne faut jamais se prendre au sérieux, et toujours remettre le couvert. Chaque fois que je fais un nouveau disque, j’ai l’impression que c’est le premier. »

L'Obs

..................................................Une série d’erreurs et d’imprudences à l’origine de l’incendie de Notre-Dame ? 

Pompiers alertés trop tard, ouvriers qui fumaient sur le chantier, cloches électrifiées… « Le Canard enchaîné » révèle ce mercredi toute une série d’éléments liés à l’enquête sur l’incendie qui a ravagé Notre-Dame de Paris le 15 avril. Autant de pistes qui pourraient expliquer la cause et l’ampleur du sinistre.

Il n’a pas fallu 20 minutes aux pompiers pour être appelés sur place, mais plutôt 35. Selon « Le Canard enchaîné », il s’agit là d’une des découvertes les plus importantes des policiers de la brigade criminelle en charge de l’enquête sur l’incendie de la cathédrale. Un tel laps de temps s’explique par une série d’erreurs et malentendus survenues au niveau du PC sécurité.

La première alarme qualifiée de « fausse alerte »

C’est à 18h16 que s’allume pour la première fois le voyant indiquant la potentielle présence de fumée dans les combles. Mais le régisseur et un agent de la sécurité ne trouvent rien sur les lieux, et pour cause : ils se sont rendus au mauvais endroit ! Ils accusent le PC sécurité, géré par la société Elitys, de leur avoir fourni des instructions erronées. Contactée par « Le Carnard », la société dément.

Le mal est fait : l’incident est qualifié de « fausse alerte », et les fidèles qui avaient commencé à être évacués de la cathédrale retournent à leur place… Jusqu’à ce que des sirènes résonnent de nouveau à 18h30. C’est finalement entre 18h40 et 18h50 que le régisseur et son adjoint localisent des flammes à la base de la flèche. Les pompiers sont finalement contactés, 35 minutes après la première alerte.

Arrivés sur place, les soldats du feu se sont retrouvés face à un problème de taille : les tuyaux à leur disposition n’étaient pas assez larges pour acheminer le débit d’eau nécessaire. Lorsqu’ils sont revenus avec des lances plus puissantes, le brasier était malheureusement déjà bien entamé.

Si les enquêteurs privilégient la piste du court-circuit, notamment en raison de la présence des moteurs des ascenseurs des échafaudages et des boîtiers électriques nécessaires aux travaux, ceux-ci se trouvaient loin du départ de feu.

Notre-Dame : enquête ouverte sur des escroqueries aux dons

Des ouvriers fumaient sur le chantier

Toujours selon « Le Canard », en étudiant la piste du chantier, les enquêteurs ont découvert pendant les auditions que des ouvriers d’Europe Echafaudage fumaient parfois sur les lieux. Les policiers y ont déjà retrouvé sept mégots.

Le journal pointe également du doigt des failles dans la sécurité de la cathédrale, notamment la présence d’un seul surveillant au PC sécurité au lieu de deux, comme prévu par le plan anti-incendie établi entre 2013 et 2015, ainsi que l’absence d’agent la nuit.

Des fils électriques couraient dans les combles

Autre révélation du palmipède : les combles étaient parcourus de fils électriques, un circuit mis en place à la demande du clergé malgré les consignes et les interdictions. Trois cloches s’y trouvaient également. Elles avaient été électrifiées en 2007. Idem pour celles qu’abritait la flèche, électrifiées au début des travaux de rénovations des grandes cloches des beffrois.

« Il était clair que c’était du provisoire : tout devait être retiré à la fin des travaux », explique Benjamin Mouton, architecte en chef des monuments historiques joint par « Le Canard enchaîné ». L’électricité n’a pourtant jamais été coupée. Selon les responsables de la cathédrale, les cloches auraient même tinté à 18h04, 12 minutes avant l’incendie.

S’il est impossible d’affirmer aujourd’hui que c’est le court-circuit de ces cloches qui est à l’origine de l’incendie, l’hypothèse est prise très au sérieux par les enquêteurs. La semaine dernière, des sources policières avaient affirmé que « si c’est un accident, c’est à 90 % un départ électrique, car c’est la seule source d’énergie dans le bâtiment ».

M.F.

............................................................................................................Marc-Olivier Fogiel prend la tête de BFM TV

Le journaliste de 49 ans « tourne la page de l’antenne » et remplace Hervé Béroud comme directeur général de BFM TV.

Marc-Olivier Fogiel deviendra le nouveau directeur général de BFM TV à compter de début juillet 2019, ont annoncé mercredi 24 avril le groupe Altice et la chaîne dans un communiqué.

« En tournant la page de l’antenne, je serai à 100 % aux côtés des équipes », explique dans ce communiqué le journaliste de 49 ans, qui anime depuis sept ans une émission en fin d’après-midi sur la radio RTL. « Prendre la direction générale du premier média d’information en continu est un nouveau challenge », dit-il aussi au « Figaro ».

Marc-Olivier Fogiel remplace ainsi Hervé Béroud, qui devient lui Directeur général délégué de Altice média, en charge de l’information et du sport du pôle audiovisuel. La tranche 18h-20h de RTL pourrait elle être reprise par Thomas Sotto, ancien matinalier d’Europe 1, selon des informations du « Parisien ». « Rien n’est signé », précise RTL.

avec AFP

.............................................................................................................« Sociétés HLM : loyers modérés pour business démesuré », « C’qu’il est blême, mon HLM »

Enveloppes de cash, charges trop lourdes... L’équipe de « Cash Investigation » met au jour des pratiques abusives.


Plus de 10 millions de Français habitent en HLM. Un sur deux est géré par une entreprise privée, qui en fait son business… parfois sur le dos des plus démunis. Le logement social génère, en effet, plus de 21 milliards d’euros de chiffre d’affaires. L’équipe d’Elise Lucet a enquêté sur les pratiques douteuses de certains bailleurs sociaux, notamment l’Immobilière du Moulin Vert, à Cergy. Des témoins racontent ainsi avoir versé au gardien entre 2 000 et 4 000 euros en liquide pour obtenir un appartement. C’est illégal mais ils n’ont pas eu le choix : il y a plus de 1 300 000 demandes de logement social en France. Le temps d’attente avoisine les trois ans dans les grandes métropoles et les huit ans en Ile-de-France. A Aubervilliers, 30 familles ont dû débourser en tout 100 000 euros. Après enquête, la direction reconnaît le fait de corruption. Des têtes tombent, le contrôle des attributions est renforcé… mais les loyers ne correspondent aucunement à ceux de logements sociaux.

Le bailleur a abandonné sa mission première pour des prêts locatifs sociaux (PLS) destinés à une classe plus aisée. Autre pratique : réclamer des charges très lourdes et injustifiées afin de faire payer les salaires des employés du bailleur par les locataires. Après treize ans de procédures menées par une association d’habitants à Marseille, la Sogima a fini par rembourser 3,5 millions d’euros de trop-perçu de charges à 750 résidents. Vilogia, le plus gros bailleur du Nord, s’est quant à lui lancé non pas dans la réfection de logements en décrépitude mais dans le développement de son patrimoine et la spéculation foncière : il a été épinglé par la Cour des Comptes. A Etampes, les balcons d’une résidence menaçaient de s’effondrer. Après l’enquête de « Cash Investigation », les locataires ont reçu une notification leur interdisant d’utiliser leur balcon et le bailleur clame enfin vouloir entreprendre des travaux. Révoltant.

Mardi 23 avril à 21h00 sur France 2. Cash Investigation (2019). 1h40. (Disponible en replay sur france.tv).

Nebia Bendjebbour

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................................................................................Nathalie Loiseau présente sur une liste d’extrême droite lorsqu’elle était à Sciences-Po

 

Nathalie Loiseau, ex-ministre et actuelle tête de liste LREM aux élections européennes, était déjà engagée politiquement lorsqu’elle était étudiante à Sciences-Po Paris, dans les années 1980.

Selon des informations de Mediapart, celle qui s’appelait alors Nathalie Ducoulombier a même figuré en sixième position d’une liste de l’Union des étudiants de droite (UED) lors de l’élection des délégués étudiants au conseil de direction et à la commission paritaire de Sciences-Po Paris, en 1984. Un « syndicat né sur les cendres du GUD », l’organisation ultra-violente d’extrême droite qui s’était fait connaître dans les années 1970 et 1980, rappelle Mediapart.

Démenti formel de Nathalie Loiseau dans un premier temps

La révélation tombe plutôt mal pour la candidate, en pleine campagne pour les européennes sur le thème du rempart contre la montée en Europe des nationalismes. Les sondages ne sont pas au beau fixe : d’après une enquête RTL/Harris Interactive, seuls « 37 % des Français lui font confiance pour faire en sorte que la France soit plus entendue dans les instances européennes ».

La tête de liste, interrogée par Mediapart, a dans un premier temps répondu que le document était un faux, avant de se raviser plusieurs semaines plus tard, justifiant qu’elle avait « complètement oublié cet épisode » et précisant qu’elle ignorait « la coloration politique de cette liste ».

Un changement de position que n’a pas manqué de relever Mediapart :

Interrogé par l’AFP, l’entourage de la candidate LREM a estimé que « cette histoire est complètement tirée par les cheveux ». « Nathalie Loiseau a toujours combattu les idées de l’extrême droite. Son engagement politique ne souffre d’aucune forme d’ambiguïté contre toutes les atteintes aux valeurs républicaines », a-t-on ajouté de même source.

Ses opposants, qu’ils soient de gauche ou de droite, ont immédiatement relayé l’information, doutant de la sincérité de l’ex-ministre. Benoît Hamon a repris la célèbre phrase des Guignols de l’info sur le cycliste Richard Virenque, dopé « à l’insu de son plein gré » :

 

............................................................................................................Les époux Fillon renvoyés en correctionnelle

Le procès pourrait se tenir à la fin de l’année 2019, rapporte « le Monde ».

La réalité de l’activité de Penelope Fillon en question

Les juges Serge Tournaire, Aude Buresi et Stéphanie Tacheau suivent ainsi les réquisitions du Parquet national financier (PNF), qui avait requis le 9 janvier 2019 le renvoi du couple Fillon et de Marc Joulaud en correctionnelle.

Ce renvoi intervient deux ans et demi après le déclenchement de l’affaire Fillon par des révéléations du « Canard enchaîné » en janvier 2017. En cause, le recrutement par François Fillon, puis par son suppléant Marc Joulaud qui lui succéda à l’Assemblée, de la femme de l’ancien Premier ministre au titre de collaboratrice.

Selon les enquêteurs, le montant du détournement de fonds de Penelope Fillon pour ses emplois auprès de François Fillon et de Marc Joulaud s’élève à plus d’un million d’euros entre 1981 et 2013, précise « le Monde ». Quant aux documents fournis par les avocats du couple, ils n’ont pas convaincu les magistrats instructeurs, qui écrivent dans leur ordonnance :

« Destinés à faire masse, pour convaincre de la réalité du travail de collaborateur parlementaire de Penelope Fillon, ces documents ne démontraient rien, ou confirmaient l’abus de langage consistant à qualifier de travail de collaborateur parlementaire la plus anodine de ses activités. »

Les enfants pas renvoyés

Contrairement aux réquisitions du PNF, les juges d’instruction ont en revanche accordé un non-lieu sur l’infraction d’escroquerie pour des raisons de prescription – dans un justificatif fourni à l’Assemblée nationale, les époux Fillon avaient minoré le nombre d’heures travaillées par Penelope Fillon en tant que « conseiller littéraire » à la « Revue des deux mondes ».

Quant aux enfants du couple, embauchés comme assistants parlementaires de leur père et placés sous le statut de témoin assisté, ils ne sont pas renvoyés devant le tribunal. Les juges d’instruction ont considéré que les époux Filon ont bénéficié de ces emplois qualifiés de fictifs ou de surévalués, et qu’ils devront en répondre, toujours selon « le Monde ».

L'Obs

.................................................................................Le Sri Lanka panse ses plaies après les attentats

Aucun groupe n’a pour l’heure revendiqué ces attaques coordonnées, en lien avec lesquelles les autorités ont arrêté 24 personnes.

Au petit matin à Negombo, ville à une trentaine de kilomètres au nord de la capitale Colombo, le paroissien Dilip Fernando était revenu devant l’église Saint-Sébastien, où sa famille et lui ont échappé de peu au carnage provoqué par une attaque suicide.

« Si l’église avait été ouverte ce matin, je serais allé à l’intérieur. Nous n’avons pas peur. Nous ne laisserons pas les terroristes gagner. Jamais! Je continuerai à aller à l’église », a-t-il déclaré à l’AFP.

Suite à la levée du couvre-feu à 6 h locales (2h30 en France métropolitaine), la vie semblait reprendre un cours normal. Des gens se rendaient au bureau en voiture ou à moto, des tuk-tuk sillonnaient les rues.

Environ 37 étrangers tués

Six explosions très rapprochées sont survenues dimanche 21 avril dans la matinée, et deux plusieurs heures après, dans ce pays prisé des touristes pour ses plages idylliques et sa nature verdoyante.

Le nombre exact d’étrangers tués « est difficile à déterminer. Autour de 37 sont morts, sur lesquels 11 ont été identifiés. Certains des corps sont mutilés et il est compliqué de les identifier », a déclaré à l’AFP un responsable des Affaires étrangères.

Des Indiens, Portugais, Turcs, Britanniques et Américains figurent notamment parmi les nationalités tuées.

Dimanche soir, une bombe artisanale a été découverte et désamorcée sur une route menant vers le principal terminal de l’aéroport de Colombo. L’aéroport reste ouvert sous haute sécurité.

« Un torrent de sang »

À Colombo, trois hôtels de luxe en front de mer - le Cinnamon Grand Hotel, le Shangri-La et le Kingsbury - ainsi que l’église Saint-Antoine ont été frappés par des attaques presque simultanées survenues à partir de 8h30-9 h locales dimanche.

Des bombes ont aussi explosé dans l’église Saint-Sébastien à Negombo et dans une autre à Batticaloa, ville située de l’autre côté du Sri Lanka, sur la côte orientale.

Quelques heures plus tard, deux nouvelles déflagrations sont survenues. L’une dans un hôtel de Dehiwala, une banlieue sud de Colombo, l’autre à Orugodawatta, dans le nord de la ville, où un kamikaze s’est fait exploser lors d’une opération policière.

« C’était un torrent de sang », a témoigné N. A. Sumanapala, un commerçant voisin de l’église Saint-Antoine de Colombo, frappée dans la matinée. « Je me suis précipité à l’intérieur pour aider. Le curé est sorti, couvert de sang. »

Une vidéo prise dans l’une des églises touchées montrait de nombreux corps recroquevillés, le sol jonché de décombres et couvert de sang, les murs grêlés par les éclats. La violence de l’explosion a soufflé des parties du toit, laissant entrevoir le ciel.

Condamnations unanimes

Le pape François a exprimé sa « tristesse » en apprenant « la nouvelle des graves attentats, qui précisément aujourd’hui, jour de Pâques, ont porté deuil et douleur dans plusieurs églises et autres lieux de réunion au Sri Lanka ». L’archevêque de Colombo a, lui, appelé à « punir sans pitié » les responsables.

Du Vatican aux États-Unis en passant par l’Inde, les condamnations internationales ont été unanimes.

Pour Shantha Prasad, un chargé de la réception des ambulances à l’hôpital national de Colombo, les scènes de carnage de dimanche ont éveillé des souvenirs traumatique que le Sri Lanka espérait avoir abandonné derrière lui, meurtri par des décennies de guerre civile.

« J’ai transporté environ huit enfants blessés hier. Il y avait deux filles de six et huit ans, le même âge que mes filles. Leurs vêtements étaient déchirés et maculés de sang. C’est insupportable de voir à nouveau ce type de violence », a-t-il dit.

Environ 1,2 million de catholiques vivent au Sri Lanka, un pays de 21 millions d’habitants où les chrétiens représentent 7% de la population, majoritairement bouddhiste (70%). Le pays compte également 12% d’hindous et 10% de musulmans.

Attentats au Sri Lanka : le bilan s’alourdit à 290 morts

 Ces explosions, qui visaient des églises et des hôtels, ont aussi fait plus de 500 blessés. Les attaques n’ont toujours pas été revendiquées. Un couvre-feu a été décrété sur l’île.

Par L'Obs avec AFP

Environ 290 personnes ont été tuées et 500 blessées dans les attentats suicide du dimanche de Pâques au Sri Lanka, selon un nouveau bilan annoncé lundi 22 avril par la police locale.

« Le bilan est autour de 290 [morts] et 500 blessés », a déclaré à l’AFP le porte-parole de la police Ruwan Gunasekera. 24 personnes ont été arrêtées en lien avec cette vague d’attaques, qui n’ont pas été revendiquées à ce stade, a-t-il ajouté.

Carnage au Sri Lanka : ce que l’on sait des attentats contre des hôtels et des églises qui célébraient Pâques

Dimanche, en quelques heures, des bombes ont semé mort et désolation dans quatre hôtels et trois églises, en pleine messe de Pâques, en plusieurs endroits de l’île d’Asie du Sud, qui n’avait pas connu un tel déchaînement de violence depuis la fin de la guerre civile il y a dix ans.

Huit explosions au total ont frappé dimanche le Sri Lanka. Du Vatican aux États-Unis en passant par l’Inde, ces attentats ont soulevé un émoi mondial.

Plusieurs dizaines d’étrangers ont été tués dans ce pays prisé des touristes pour ses plages idylliques et sa nature verdoyante.

Leur nombre exact « est difficile à déterminer. Autour de 37 [étrangers] sont morts, sur lesquels 11 ont été identifiés. Certains des corps sont mutilés et il est compliqué de les identifier », a déclaré à l’AFP un responsable des Affaires étrangères.

La police a annoncé lundi qu’une « bombe artisanale » avait été trouvée tard dimanche sur une route menant vers le principal terminal de l’aéroport de Colombo et qu’elle avait été désamorcée avec succès par les forces aériennes sri-lankaises. L’aéroport reste ouvert sous haute sécurité suite aux attentats.

Le drapeau du Sri Lanka dit tout de la complexité ethnique et religieuse du pays

Environ 1,2 million de catholiques vivent au Sri Lanka, un pays de 21 millions d’habitants où les chrétiens représentent 7% de la population, majoritairement bouddhiste (70%). Le pays compte également 12% d’hindous et 10% de musulmans.

avec AFP

.............................................................................................................6 choses à savoir sur Pâques , la Résurrection et autres mystères

 Pourquoi Pâques est-elle la fête la plus importante du christianisme ? Pourquoi porte-t-elle le nom d’une fête juive ? Pourquoi sa date change tout le temps ? François Reynaert nous éclaire.

On ne se risquerait à pareille assertion ni pour la Pentecôte ni pour l’Assomption, deux fêtes dont la pieuse signification échappe à la plupart des mécréants qui peuplent ce bas monde. Pour Pâques, la base est connue. Même ceux qui ont séché leur catéchisme niveau moyen-petit ont une idée de ce que tous les chrétiens du monde célèbrent durant les derniers jours de cette semaine : le dernier repas de Jésus-Christ avec ses apôtres, appelé la Cène (jeudi soir), sa mort sur la croix, la Passion (le vendredi) et – selon les Evangiles – sa résurrection (le dimanche). Les uns et les autres connaissent-ils pour autant les troublantes questions et autres mystères qui accompagnent, depuis deux millénaires, ce moment clé de la vie chrétienne ? Tentons la session de rattrapage.

1. Pourquoi Pâques est-elle la fête la plus importante du christianisme ?

Elle est fondamentale tout simplement parce que les événements célébrés à cette occasion forment le socle même du christianisme. Il n’est pas grand monde qui nie l’existence, vers le début de l’ère commune, dans la région de la Judée, d’un prêcheur juif de Galilée nommé Jésus, ni qu’il ait été crucifié par les occupants romains de la province, qui voyaient en lui un agitateur.

Ce qui commence le surlendemain du supplice ne relève plus de l’histoire. Selon les Evangiles, donc, le « troisième jour » (autrement dit le dimanche), les « saintes femmes » – des disciples de Jésus dont les textes ne citent pas clairement l’identité – se rendant au tombeau constatent qu’il est vide. A partir de là, le Christ, pendant quarante jours, par intermittence, va « apparaître à ses disciples », c’est-à-dire qu’il ne se manifeste pas aux yeux de tout le monde, mais uniquement de ceux qui croient en lui. A partir de cette croyance va s’élaborer, peu à peu, une religion nouvelle.

Le fait même que Jésus ait accepté son sacrifice, puis ait vaincu la mort prouve, pour les chrétiens, qu’il n’est ni un simple guide spirituel (comme le pensent les athées) ni un prophète parmi les autres prophètes (comme l’estiment les musulmans). Il montre que Jésus est non seulement le Christ (la traduction grecque du mot Messie, c’est-à-dire l’« oint » du Seigneur, l’envoyé de Dieu annoncé par les prophéties de l’ancien testament) mais encore que ce Christ est le fils de Dieu, venu sur terre pour racheter les péchés des hommes et les sauver à la fin des temps. Evidemment, il faudra un peu de temps pour élaborer ces conceptions, et plus encore (quatre siècles) pour arriver au schéma franchement coton de la Trinité (Dieu est Un, mais ce Un est en fait trois le Père, le Fils et le Saint-Esprit). Elles prennent leur source dans le récit de la Passion et de la Résurrection, un socle commun à toutes les familles du christianisme – orthodoxe, catholique, protestante.

2. Pourquoi sa date change tout le temps ?

Si on ne doute pas vraiment du supplice de Jésus de Nazareth, on ignore l’année précise. Tout juste sait-on que l’événement a eu lieu au moment de la fête juive de la Pâque (voir point suivant), ce qui permet de le situer dans le calendrier hébraïque. Celui-ci étant « luni-solaire », il varie, comme son nom l’indique, en fonction des cycles du Soleil et les phases de la Lune. Le calendrier occidental étant, depuis l’empire romain, fondé (à quelques ajustements près) uniquement sur les cycles du Soleil, il est en décalage avec le précédent. D’où les glissements de date.

Pour éviter au lecteur d’avoir à prendre de l’aspirine avant d’affronter le gigot d’agneau, on évitera d’entrer dans le détail de ce que l’on appelle le « comput ecclésiastique », c’est-à-dire les savantes équations à des tas d’inconnues (les phases de la Lune, la date de l’équinoxe, le nombre d’or) qui permettent depuis des siècles de fixer le grand jour. On glissera aussi sur le fait que les orthodoxes, qui ne sont pas passés, comme l’Occident, au calendrier grégorien (fixé au XVIe siècle) mais en sont restés au calendrier julien (fixé par Jules César), fêtent leurs Pâques plus tard. On rappellera juste aux amateurs de ponts de printemps que cette date mobile entraîne celle des deux grandes fêtes suivantes : l’Ascension, c’est-à-dire la montée au ciel de Jésus après son bref retour sur Terre, qui a duré quarante jours ; et la Pentecôte, dix jours après la précédente, donc cinquante après Pâques, qui commémore la descente de l’Esprit Saint sur les disciples du Christ et le miracle qui leur donne le don des langues et leur permet d’annoncer au monde la bonne nouvelle.

3. Pourquoi dit-on la Pâque et les Pâques ?

En français, par convention, la Pâque désigne « Pessah ». Cette importante fête juive commémore la fin de la captivité des Hébreux en Egypte, la fuite derrière Moise, à travers la mer Rouge, puis le Sinaï, qui ouvre le chemin de la liberté retrouvée. Pâques, au pluriel, désigne la fête chrétienne. De fait, l’une et l’autre sont inextricablement liées. Elles le sont, apparemment, par une simple concordance historique. La Passion du Christ se passe la semaine de la Pâque, parce que Jésus, en bon juif, était venu à Jérusalem pour la célébrer avec sa famille, en l’occurrence sa famille spirituelle formée par les douze apôtres. La Cène (du latin cena, le dîner), le dernier repas qu’il prend avec eux, et lors duquel il institue l’Eucharistie (le partage du pain et du vin), est un « séder », un repas traditionnel de Pessah. C’est pour cela, par exemple, que chez les catholiques, lors de la messe, on commémore ce dernier repas avec du pain non levé (le pain « azyme »), pareil à ce pain de misère, sans levain, que les juifs partagent lors de la fête, en souvenir des disettes vécues lors de la « traversée du désert » après la fuite d’Egypte.

En réalité, cette concordance est au cœur même de la théologie de la nouvelle religion. Le principe même du christianisme est de prétendre « accomplir » le judaïsme, de réaliser ce qu’ont annoncé ses prophètes (ceux que le christianisme revendique comme ceux de l’« Ancien Testament »). Tout doit donc aller dans ce sens. Pessah commémore les temps difficiles de la fuite, c’est aussi la fête du renouveau messianique, celle qui porte l’espérance qu’un sauveur va conduire enfin le monde vers le bien. Pour les chrétiens, Jésus est ce sauveur, il est donc évident que son destin ne pouvait s’accomplir que durant ce moment symbolique. Le reste est à l’avenant. Ainsi, par exemple, le fait de désigner Jésus en croix comme « agnus dei », « l’agneau de Dieu », qui, par ce sacrifice, « rachète les péchés du monde », correspond-il à l’offrande pascale traditionnelle des Hébreux, consistant à sacrifier un agneau, dont le sang supposé pur, barbouillé sur les linteaux des maisons, devait protéger du mal.

4. Pourquoi la fête de Pâques a-t-elle longtemps été liée à la haine des juifs ?

Toute la théologie chrétienne, on vient d’en parler, se fonde sur le fait que Jésus est celui qui accompli les espérances portées par le judaïsme. Seulement le judaïsme, pour qui le messie est encore à venir, refuse cette façon de voir. Dès l’origine, les juifs ont donc été, pour les chrétiens, ceux qui, rejetant Jésus, refusaient « la Vérité ». Pendant des siècles, le moment de Pâques a cristallisé ce ressentiment : le Sauveur n’avait-il pas été « livré » par les juifs aux romains ? Les juifs n’étaient-ils donc pas des « déicides », les assassins de Dieu ?

Au cours des temps, cette haine a pris des formes diverses, souvent atroces. Au Moyen Age, à Rome, et en d’autres lieux, tous les Vendredis saints, les autorités faisaient venir un juif pour le gifler en public. A partir du XIIe siècle apparaissent, en Europe, dans les milieux populaires, les accusations de « crimes rituels » : on prétend que les juifs enlèvent des enfants chrétiens pour confectionner avec leur sang le pain qui servira à la célébration de leur Pâque à eux, toujours proche des Pâques chrétiennes. Ces rumeurs sinistres, qui ont duré jusqu’au XXe siècle (et sont passées au Moyen Orient au XIXe), ont toujours conduit à des massacres de juifs par des foules déchaînées. Partout, dans toutes les églises, enfin, lors du Vendredi saint, on priait pour la conversion des « juifs perfides » (« oremus et pro perfidis judaeis »). Il faudra attendre 1959 pour que cette oraison soit retirée par Jean XXIII. Et 1965 pour que solennellement, lors du concile Vatican II, l’Eglise catholique rejette définitivement la vieille accusation de « peuple déicide ».

5. Pourquoi les œufs, pourquoi les cloches ?

C’est une vérité éternelle, qui vaut pour toutes les croyances et tous les dieux. Un rituel religieux n’arrive à s’installer que s’il s’ancre sur une pratique établie et préexistante. Il n’aura échappé à la sagacité d’aucun de nos lecteurs que Pâques, comme Pessah, deux fêtes qui chantent le renouveau, tombent toujours au printemps. Pessah était d’ailleurs la fête marquant le nouveau cycle agricole. L’œuf est un symbole de renouveau, de printemps évident depuis la plus Haute Antiquité, d’où son usage, au moment de Pâques. Dans le monde germanique et anglo-saxon, on trouve aussi le symbole du lièvre (Osterhase) ou du lapin (Easter bunny), sans doute à cause des performances reproductrices bien connues de ces délicieux animaux. Vous aurez noté au passage que Pâques, dont le nom dérive, par le grec, de l’hébreu Pessah dans la plupart des langues (espagnol pascua ; italien : pasqua et même racine dans les langues slaves), se dit Ostern, en allemand et Easter en anglais, deux mots dérivants peut-être du nom d’Eostre, déesse germanique du printemps.

Pour parfaire l’ensemble des rituels de saison, il faut repasser dans le christianisme. Le Vendredi saint, les cloches s’arrêtent de sonner en signe de deuil. On a longtemps raconté aux enfants qu’elles partaient alors à Rome pour en revenir le dimanche, chargées d’œufs. Bel exemple de syncrétisme pagano-chrétien. Quant à l’arrivée du chocolat dans l’affaire, on ne peut l’expliquer autrement que par des relations Très Haut placées du consortium du cacao.

6. Et les miracles ?

Notons, enfin, que les gens qui aiment le spectaculaire ont le choix, en cette saison, à condition qu’ils acceptent de voyager un peu. A Séville, les cagoules et les flagellants sont de sortie durant toute la Semaine sainte. Au Portugal, on rivalise de créativité sur les statues de la Vierge et du Christ qu’on porte en procession. Aux Philippines, il n’est pas rare de voir de pieux croyants se faire littéralement clouer sur des croix. En Amérique latine, on pratique encore la « fiesta del Judas » consistant à brûler (ou à asperger de cartouches de carabine) une effigie du mauvais apôtre censé avoir trahi Jésus.

Reste que seuls les orthodoxes ont droit à un authentique miracle. Tous les ans, pour le Samedi saint, depuis les IVe ou Ve siècles, le patriarche grec ou arménien présent à Jérusalem se rend à l’église du Saint-Sépulcre, et, après avoir été fouillé pour qu’on vérifie s’il n’a pas sur lui un briquet ou des allumettes, se rend seul, muni de 33 bougies, pour se recueillir sur la tombe (vide) du Christ. La foule retient son souffle et demande pitié à Dieu. Tous les ans, par miracle, un « feu sacré », ou « saint feu », descend au-dessus du tombeau et, dans l’allégresse générale, permet au patriarche d’allumer les bougies, qui servent ensuite à allumer d’autres bougies, jusqu’à répandre la flamme dans tout le monde orthodoxe. Depuis des siècles, les catholiques romains, qui n’ont pas accès à une fête contrôlée par les orthodoxes, tiennent curieusement ce miracle toujours recommencé pour une grosse supercherie.

François Reynaert

 

 

 

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Commentaires

  • Sebastien Madagascar
    • 1. Sebastien Madagascar Le 01/03/2017
    QUEL LACHE ET QUEL MENTEUR CE FILLON!!!!!...........PIRE QUE TOUS.
  • Sebastien Madagascar
    • 2. Sebastien Madagascar Le 19/02/2017
    Quel connard et les connes et cons qui ont voté pour cet inculte!

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