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 22 JUIN

Etats-Unis : "le manque de compassion" envers les pauvres menace la démocratie, selon l'ONU 

Le rapporteur de l'ONU pour l'extrême pauvreté a dénoncé jeudi la politique "méprisante" des Etats-Unis envers les pauvres qui "manque de compassion" et menace la démocratie.

Les gens pauvres voient leurs droits "de plus en plus ignorés", a déclaré à la presse Philip Alston, rapporteur de l'ONU pour l'extrême pauvreté et les droits de l'homme qui doit présenter vendredi son rapport devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU à Genève, trois jours après le retrait des Etats-Unis de cet organisme.

Selon lui, un "manque total de compassion" caractérise la politique des Etats-Unis à l'égard des pauvres qui deviennent encore plus "invisibles dans le processus politique".

Selon les dernières statistiques disponibles, datant de 2016, quelque 40 millions d'Américains vivent dans la pauvreté, 18,5 millions dans l'extrême pauvreté et plus de cinq millions dans des conditions du "tiers monde".

Même s'il n'y a pas de données disponibles sur l'évolution de la situation depuis l'arrivée du pouvoir de Donald Trump, il semble que "les inégalités s'aggravent rapidement", a estimé M. Alston.

Il a notamment critiqué la réforme de la fiscalité et des baisses d'impôts considérées comme un cadeau aux riches et "les efforts de priver le plus grand nombre de gens d'Obamacare", système d'assurance maladie introduit par son prédécesseur.

Il a également dénoncé les manipulations avec les lois concernant le contrôle de l'identité des électeurs privant de vote des pauvres et les membres de minorités.

(AFP)

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Séparation d'enfants de migrants : on peut donc stopper Donald Trump

 

 le président américain réalise un spectaculaire revirement. Mais pour les 2.300 enfants qui ont été séparés de leurs parents, le mal est fait.

On peut stopper Trump. On peut stopper Trump. Il faut écrire la phrase deux fois pour mieux se convaincre que c'est possible. Pour se dire que l'Amérique, hier, a vécu hier un "moment Welch". Joseph Welch ? Vous avez oublié le nom, vous connaissez peut-être ce qui a rendu célèbre cet avocat de l'armée. Quelques mots, une réplique au vitriol lancée le 9 juin 1954 au sénateur Joe McCarthy :

"N'avez-vous aucune décence, Monsieur ? Ne vous reste-t-il pas, enfin, la moindre once de décence ?"

Elle avait signé le début de la chute pour le croisé de l'anticommunisme, qui mourut dans l'alcoolisme trois ans plus tard.

On peut stopper Trump. Pas parce qu'il est vulnérable, on le savait, pas non plus parce qu'on peut lui faire honte, c'est impossible, et surtout pas parce que des hommes décents, au Congrès, se sont élevés contre une politique digne de l'Amérique esclavagiste ou de l'Allemagne nazie. Il y a bien eu quelques élus républicains pour se dresser contre la séparation des familles d'immigrants à la frontière. Mais ils sont bien trop rares, bien trop pleutres ou calculateurs. Les Républicains du Congrès, un certain soir de 2016, ont vendu leur âme au diable pour un quignon de baisses d'impôt.

 

Trump interpellé : "M. le président. Est-ce que vous aimeriez qu’on sépare vos enfants ?"

 

Une politique "à l'encontre de la décence humaine"

On peut stopper Trump. La riposte, ou plutôt la révulsion est née dans l'Amérique profonde. Celle de parents, de pasteurs, d'Américains lambda, à gauche mais aussi à droite. Certains étaient devenus des groupies de Trump, comme le très droitier Franklin Graham, fils du légendaire pasteur, qui a pourtant jugé "indignes" ces séparations. D'autres ont laissé de côté leur prudence pour dire l'évidence. Le cardinal Timothy Dolan, archevêque de New York, indiquant que la politique de Trump allait "à l'encontre de la décence humaine". Le Pape, également, et tant d'autres. Laura Bush. Rosalyn Carter. Michelle Obama. Tant d'autres. 

On peut stopper Trump. Mais cela ne va pas de soi. Selon un sondage de l'institut Quinnipiac, effectué avant que n'aient été diffusés des enregistrements audio d'enfants en pleurs séparés de leurs parents, 55% des électeurs républicains (contre 35%) soutiennent la politique de séparation de familles à la frontière. Et les forcenés de la "tolérance zéro" face à l'immigration ne se taisent pas, bien au contraire. On a entendu Laura Ingraham, reine des talk-show radio de droite, comparer les camps de détention à des "colonies de vacances", tandis qu'Ann Coulter, autre enragée de la sphère trumpienne, soupçonnait les mômes en détresse d'être en réalité des "enfants acteurs" faisant du chiqué.

Pour ne pas être en reste, Corey Lewandowski, ex-stratège de campagne et favori de Trump, a lancé sur "Fox News" un "womp womp" (imitation du bruit d'un trombone) moqueur quand un intervenant a évoqué la séparation d'une fillette trisomique de 10 ans de sa mère.

 

Des enfants migrants en "colonies de vacances" : Fox News dans la tourmente

 

"Il y aura beaucoup de séparations définitives"

On peut stopper Trump. Mais pour les 2.300 enfants qui ont été séparés de leurs parents, le mal est fait. Non seulement le traumatisme de cet arrachement, que des anciens déportés ont décrit dans le détail, mais l'éventualité d'une réunification avec leurs familles. Confidence, hier matin, de John Sandweg, ex-directeur de ICE, la politique de l'immigration :

"Je crois que nous allons voir des centaines de cas où les enfants ont été séparés de leurs parents de façon permanente, devenant des pupilles des Etats-Unis"."Si l'administration ne réunifie par très rapidement ces enfants avec leurs parents, ce qui est très difficile à faire d'un point de vue logistique, il y aura beaucoup de séparations définitives"."Le gouvernement fédéral n'est pas très doué pour garder une trace des enfants et des parents".

C'est aux Etats-Unis, et c'est en 2018, que l'ont entend de tels propos.

On peut stopper Trump. Mais on ne peut étancher ses mensonges, ils dégoulinent des murs de la Maison Blanche, inondent les médias, démolissent la décence. Le "Washington Post" a compté : l'administration a changé à quatorze reprises sa version des faits sur la séparation des familles, alignant les mensonges éhontés ("la faute des démocrates"), les contradictions, les absurdités. Quatorze fois, en l'espace quelques jours. Record ubuesque.

L'Amérique pourra-t-elle retrouver son ADN ?

On peut stopper Trump. Mais l'Amérique pourra-t-elle jamais retrouver son ADN ? Redeviendra-t-elle un jour ce pays qui s'est fait par l'immigration et qui, même si politique migratoire change, ne serait pas lui-même s'il oubliait d'où il vient ? Attisée depuis plus de deux ans par un Trump qui n'a cessé de comparer les immigrants à des "criminels", "violeurs", "animaux", "assassins et voleurs" qui veulent "infester notre pays", l'hostilité de la base républicaine aux immigrants est telle qu'elle a totalement déshumanisé la vision qu'elle en a. Comme le note dans le "Washington Post" Michael Gerson, ancien speechwriter de George W. Bush :

"La déshumanisation est une progression naturelle. Cela commence par le fait de définir toute une race ou ethnicité par ses pires représentants - violeurs ou autres criminels, par exemple. L'étape suivante est d'appliquer des lois et réglementations qui frappent tout particulièrement un groupe cible"."Après quoi, lorsque le public devient insensibilisé, le groupe en question peut être désigné du doigt pour des actes de haine et de violence. C'est la descente, marche après marche, dans un abîme moral".

On peut stopper Trump. Il reste 138 jours, jusqu'aux élections de mi-mandat du 6 novembre, avant de le prouver de façon décisive.

Philippe Boulet-Gercourt

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"Non, les demandeurs d'asile ne sont pas un fardeau pour les économies européennes"

 

 

Une étude du CNRS montre "que le critère économique ne peut pas peser dans la décision d’accueillir ou non des réfugiés".

 

 

Hippolyte d’Albis, directeur de recherche au CNRS et professeur à l’Ecole d’économie de Paris (PSE), vient de démontrer avec deux collègues que les demandeurs d’asile n’étaient pas un "poids" économique pour les pays développés. Explications.

Vous avez essayé de mesurer l’impact des demandeurs d’asile et des flux migratoires sur le PIB par habitant d’une quinzaine de pays européens. Comment avez-vous travaillé ?

Nous avons utilisé un modèle nourri des statistiques de 15 pays sur 31 ans, de 1985 à 2015. En regardant les fluctuations économiques sur cette période avec des données très fournies, nous avons dégagé des règles. C'est une approche nouvelle de la question migratoire en économie. Et les tendances sont très claires.

Quelles sont-elles ?

Nous avons distingué deux phénomènes : les flux migratoires (c’est-à-dire l’augmentation de la population non liée à la natalité, ce qui peut comprendre par exemple l’Allemand qui vient travailler en France, l’époux ou l’épouse étranger d’un Français, le demandeur d’asile régularisé) et les demandes d’asile. Et nous trouvons deux résultats très intéressants L’impact des flux migratoires sur l’économie est nettement positif, beaucoup plus que ce que nous pensions. Il n’y a pas d'ambiguïté. Et l’effet est immédiat sur l’économie.

Exemple, avec un migrant pour 1.000 habitants, le PIB augmente en moyenne de 0,17% par habitant immédiatement et cela monte jusqu’à 0,32% en année 2. Le taux de chômage, lui, baisse de 0,14 point. Nous avons été surpris par la netteté de ces résultats.

Et l'impact des demandes d’asile ?

L’effet des demandeurs d’asile est aussi assez net. On pourrait penser, comme ils ne peuvent pas travailler quand ils arrivent, pendant qu’on instruit leur dossier, qu’ils pèsent sur la croissance par habitant ou qu’ils coûtent de l’argent aux finances publiques. Eh bien, pas du tout ! L’effet est légèrement positif, très proche de zéro. On ne peut donc pas dire qu’accueillir les demandeurs d’asile soit un fardeau économique  pour les pays européens.

Pour vous donner une idée de ce que l’on mesure, les flux migratoires ont représenté en moyenne sur 30 ans en France 1,14 personne pour 1.000 habitants. Les demandeurs d’asile, 0,68 personne pour 1.000 habitants. Cela n’augmente pas beaucoup dans la période récente. Dans certains pays, comme le Portugal ou le Royaume-Uni, la proportion est même en baisse.

Quelles conclusions en tirez-vous ?

Que le critère économique ne peut pas peser dans la décision d’accueillir ou non des réfugiés, puisque l’effet est soit neutre, soit positif.

Propos recueillis par Sophie Fay

Commentaires

  • Sebastien Madagascar
    • 1. Sebastien Madagascar Le 01/03/2017
    QUEL LACHE ET QUEL MENTEUR CE FILLON!!!!!...........PIRE QUE TOUS.
  • Sebastien Madagascar
    • 2. Sebastien Madagascar Le 19/02/2017
    Quel connard et les connes et cons qui ont voté pour cet inculte!

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