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UN REGARD SUR L'INFO (live france info)

NOUS SOMMES LE 23 FEVRIER

 

Qui sont les grands vainqueurs des César 2019? "Le Grand bain" et "Jusqu'à la garde", étaient nommés chacun dix fois, faisaient figure de favoris pour les plus prestigieuses récompenses du cinéma français, décernées vendredi soir lors d'une soirée dédiée à Charles Aznavour. Finalement, "Le Grand bain" n'est reparti qu'avec une seule statuette et les principaux vainqueurs ont été "Jusqu'à la garde" et "Les Frères Sisters", avec 4 César chacun. La surprise est venue de "Shéhérazade", qui a décroché 3 récompenses.

 

 Kad Merad a été un bon maître de cérémonie. Mais cette 44e cérémonie des César n'a pas échappé aux traditionnels travers.

Un triomphe pour le grave "Jusqu’à la garde", une tasse pour le comique "le Grand Bain" et une soirée où les appels au sérieux étaient maladroitement balayés par l'injonction télévisuelle à rire et ne pas ennuyer. La 44ème Cérémonie des César fut à la hauteur de sa nature paradoxale.

Côté palmarès, au terme d’une année très riche et éclectique que reflétaient bien les nominations - n’étaient les absences honteuses de "Mektoub My Love" d’Abdellatif Kechiche et de "Plaire, aimer et courir vite" de Christophe Honoré dans les catégories phares -, le bilan est positif.

Les quatre César pour "Jusqu’à la garde" (Film, Actrice, Scénario, Montage), le premier long-métrage de Xavier Legrand, viennent couronner un des films les plus forts de 2018 : pur geste de cinéma sur un sujet tabou de société ("une femme meurt tous les deux jours sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint", a rappelé le réalisateur), ce thriller sur la violence conjugale a permis à Léa Drucker, grande actrice que le milieu du cinéma peinait à reconnaître à sa juste valeur, de recevoir un César de la meilleure actrice ultra-mérité.

Émue, classe, elle s’est fendue d’un discours admirable, éclipsant les regrets que l’on pouvait avoir de ne pas voir couronner Mélanie Thierry ("la Douleur"), Elodie Bouchez ("Pupille"), Virginie Efira ("Un amour impossible") ou Adèle Haenel ("En liberté !") qui, dans la catégorie la plus concurrentielle cette année, l’auraient également mérité.

On ne se plaindra pas des quatre César pour "les Frères Sister" (Réalisateur, Image, Décor, Son) même si Jacques Audiard semblait lui-même gêné de recevoir sa troisième statuette, qui lui échoit à n’en pas douter à cause de la règle stupide voulant qu’un même titre ne puisse obtenir les César du Meilleur Film et du Meilleur Réalisateur, ce dernier allant, en cas de cumul, au deuxième choix des votants.

Côté très bonnes surprises, les trois trophées pour "Shéhérazade" (Premier Film, Révélation féminine et masculine) et les deux pour "Guy" (acteur pour Alex Lutz, musique) viennent couronner deux propositions de cinéma parmi les plus singulières de 2018 et confirment la bonne intuition de la Semaine de la critique, section cannoise consacrée au premiers et deuxièmes films, qui, l’an dernier, avait révélé "Petit Paysan" (3 César). Impressionnant interprète du vieux chanteur de variété Guy Jamet, Alex Lutz, ce génie du travestissement, pourvu hier, au naturel, d’une coupe étrange à la Sandrine Kiberlain, a coiffé au poteau Romain Duris ("Nos Batailles") et a cité Cioran :

"Dans un monde sans poésie, les rossignols se mettraient à roter".

A ce propos, heureusement que Philippe Katerine était là. Consacré meilleur Second Rôle Masculin, l’acteur-chanteur à dada sur ses délires a sauvé l’honneur du "Grand Bain" (dont ce fut le seul prix) et injecté un peu de grâce enfantine à cette soirée en improvisant une ode à son personnage du film :  

"Thierry, peut-être que tu nous regardes à la télé, dans ton appartement attenant à la piscine municipale… toi, Thierry, quand tu parles on t’écoute pas... On a tous quelque chose en nous de Thierry. Ce désir fou de vivre une autre vie. Ainsi vivra Thierry, Thierry, Thierry…"

Excellent Commandeur

Côté injustices, ne pas couronner une seule fois "la Douleur" d’Emmanuel Finkiel et lui préférer, en meilleure adaptation, "les Chatouilles", ou en meilleur son, "les Frères Sister" relève de la faute impardonnable. A quand une Académie contrainte de voir tous les films nommés ? A quand des techniciens réunis en collèges de métiers et des César technique décernés par des votants qui savent vraiment les apprécier ? De même, qu'"En liberté !" reparte bredouille contrairement aux "Tuche 3", César du public pour ses 5,6 millions d’entrées, au terme d’une année florissante pour la comédie, nous reste en travers de la gorge. Sans parler de la présence du père de Kad Mérad pour remettre la statuette à son pote Olivier Baroux, réalisateur des "Tuche 3", et au grand patron de Pathé, Jérôme Seydoux, manière bien démagogique de faire passer la pilule à la profession et d’en appeler à l’émotion des "vrais gens".

Un César pour "les Tuche 3". Et vous trouvez ça drôle ?

Parlons-en de la soirée. Démarrage sur les chapeaux de roue avec l’excellent numéro d’ouverture façon "Bohemian Rhapsody". On n’avait pas trouvé Kad Mérad aussi drôle depuis l’époque Kad & Olivier : travesti en Freddie Mercury, fausses ratiches compris, parodiant Queen à Wembley et chantant "Tiens, tiens, tiens, y’a pas Adjani. J’commence pas la cérémonie si y’a pas Adjani"" sur l’air d’"Another One Bites The Dust", il a lancé les festivités pile comme il fallait.

Le groupe de scène (bonne idée) rythmait la soirée, les bonnes vannes fusaient ("pour remettre le César du meilleur espoir féminin, j’appelle Yann Moix"), les sketchs réussis s’enchaînaient : la parano de la remettante Laurence Arné assaillie par des doublures portant la même robe qu’elle, le selfie de Kad Mérad avec le public interrompu par un appel de Vladimir Poutine, le remake du "Grand Détournement" autour de Robert Redford, Niels Arestrup arrivant sur scène sur "C’est bon pour le moral" de la Compagnie Créole…

Côté remettants, on se rappellera de la nécro hilarante de Jérôme Commandeur consacrée à une doyenne des actrices fictive, de l’impayable Gérard Darmon enchaînant les phrases clichées d’acteur, d’Elie Semoun en slip de bains pour remettre le César des Costumes ("après être venu en femme devant Dustin Hoffman, je viens en slip devant Robert Redford. L’année prochaine, je viendrai peut-être en écolier devant Kevin Spacey ou en rabbin devant Mel Gibson").

Mais le clou du spectacle, c’est encore une fois au génial Laurent Lafitte qu’on le doit. Lequel a suscité hilarité et gêne en arrivant, pour remettre le César du Premier Film, le visage complètement lifté (maquillage troublant) et avec un texte aux petits oignons sur le rapport aux premières fois et à l’âge dans le show business :

"Beaucoup d’actrices dans la salle seront d’accord avec moi ce soir : il faut faire attention à éviter la fois de trop".

Bref, pendant une heure, on y a cru, on ne voyait pas passer le temps, c’était divertissant, rapide, enlevé. Et puis, chassez l’anti-naturel, il revient au galop. Premier moment de gêne : la musique qui tente d’interrompre le seul discours militant de la soirée, tenu par le décorateur des "Frères Sisters", Michel Barthélémy. Lequel ne se laissa pas démonter et conserva la parole : "On parle de nous, les artistes, comme des gens qui coûtent mais jamais comme des gens qui rapportent", lança-t-il, à raison, devant le ministre de la Culture, Franck Riester, stoïque d’un bout à l’autre de la cérémonie.

Une drôle de vision du cinéma

Le malaise fut accentué par la suite quand d’autres lauréats (Philippe Katerine, Léa Drucker) ont dépassé les 45 secondes de remerciements impartis sans être coupés à leur tour. Aux César, on veut bien rire et être ému mais les problèmes de la profession et les revendications politiques, on évite.

Après ça, les bugs se sont enchaînés. Personne, pas même le distributeur du film, pour venir chercher le César du Film Étranger à "Une affaire de famille" : le préposé aurait-il été effrayé par le pathétique numéro de duettistes des remettants, Rossy De Palma et Patrick Timsit ? Un Guillaume Gallienne du troisième type, qui, venu remettre le César de la Meilleure Actrice, s’est contenté de lancer :

"J’avais préparé une vanne mais vu que je suis un mâle blanc hétéro, je vais fermer ma gueule".

Sans parler des séquences franchement foirées : un faux duplex pas drôle avec Jamel Debbouze, une reprise douloureuse de "Je m’voyais déjà" par Eddy De Pretto qui a dû faire se retourner le grand Charles dans sa petite tombe. On le sait, la télé est toujours embarrassée par les hommages aux disparus quand ce n’est pas Johnny Hallyday. Mais faire venir Diane Kruger pour adresser une longue déclaration d’amour à Karl Lagerfeld alors que, quelques minutes auparavant, des cinéastes aussi importants que Bernardo Bertolucci et Milos Forman n’étaient évoqués que par deux pauvres extraits de films (et même pas leurs meilleurs), en dit long sur la vision du 7ème Art qu’ont les organisateurs de la soirée.

De bons films ont été récompensés. Des sujets importants se sont invités : la violence faite aux femmes grâce à "Jusqu’à la garde", les enfants victimes d’agressions sexuelles grâce aux "Chatouilles" (deux César, meilleur Adaptation et Second Rôle Féminin pour Karin Viard). On a pas mal ri aussi. Robert Redford était là mais un peu absent. Un inconnu, Rémi Allier, primé pour son court-métrage "Les Petites Mains", s’est imposé en une réplique cinglante adressée au MC Merad : on attend avec impatience son premier long-métrage. Mais entre l’efficacité du spectacle et le respect des artistes, l’entre-soi Canal+ et la fête du 7ème Art, l’équilibre était loin d’être au rendez-vous.

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Alexandre Benalla et Vincent Crase restent en prison

 La cour d'appel de Paris a rejeté vendredi leur référé-liberté déposé par leurs avocats.

L'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron, Alexandre Benalla, et son ami Vincent Crase, ex-employé de LREM, sont maintenus en détention provisoire. La cour d'appel de Paris a rejeté, vendredi 22 février, leur référé-liberté déposé par leurs avocats. La décision a été prise par le président de la chambre de l'instruction.

Alexandre Benalla et Vincent Crase ont été incarcérés mardi, à la suite d'une décision d'un juge des libertés et de la détention saisi par les magistrats instructeurs en charge de l'enquête sur les violences qui leur sont reprochées au cours des manifestations du 1er-Mai. Ils avaient été convoqués le matin même au tribunal de Paris, conséquence de la révélation par Mediapart d'enregistrements clandestins d'une conversation entre les deux hommes, datée du 26 juillet, soit quatre jours après leur mise en examen et alors que la justice leur avait interdit d'entrer en contact.

Une affaire qui empoisonne l'exécutif

Outre cette procédure d'urgence du référé-liberté, les avocats d'Alexandre Benalla et Vincent Crase ont également interjeté appel de leur placement en détention provisoire. Il sera examiné mardi matin par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris, réunie en formation collégiale. Les avocats contestent la légalité des enregistrements publiés par Mediapart, estimant leur origine douteuse car ne provenant selon eux ni d'écoutes judiciaires ni d'écoutes administratives.

La défense d'Alexandre Benalla a déposé plainte le 14 février pour "détention illicite d'appareils ou dispositifs techniques de nature à permettre la réalisation d'interceptions", "atteinte à l'intimité de la vie privée", "atteinte à la représentation de la personne" et "faux". Vincent Crase a lui aussi porté plainte.

Comment l'Elysée a tenté de désamorcer la bombe Benalla en Afrique

L'affaire Benalla, qui a débuté en juillet, n'a cessé depuis d'empoisonner l'exécutif, avec ses multiples volets et rebondissements. Cette semaine encore, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire afin de déterminer s'il y a pu avoir des "dissimulations de preuves" dans le cadre des différentes procédures visant l'ancien chargé de mission de l'Elysée et son entourage.

Au Sénat, la commission d'enquête mise sur pied l'été dernier a rendu ses conclusions et demandé au président de la Chambre haute de saisir le parquet pour "faux témoignage", soupçonnant Alexandre Benalla et Vincent Crase d'avoir menti sous serment.

Elle a également mis en cause les témoignages de trois hauts responsables au palais présidentiel – Patrick Strzoda, Alexis Kohler et le général Lionel Lavergne – les soupçonnant d'"omissions, incohérences" et "contradictions".

(avec AFP)

..............Assurance chômage: FO répond aux critiques de Macron envers les partenaires sociaux


 


Paris (AFP) - Les partenaires sociaux n'ont pas pu avoir une vraie négociation sur l'assurance chômage, estime vendredi le secrétaire général de FO, Yves Veyrier, répondant aux critiques du président Emmanuel Macron la veille après l'échec des discussions entre syndicats et patronat.

"Non, Monsieur le président de la République, on ne vient pas d'avoir 'une vraie négociation sociale'", écrit Yves Veyrier dans un communiqué, rappelant que principe fondamental de l'Organisation internationale du travail (OIT) prévoit que la négociation collective "revêt un caractère libre et volontaire".

Or, "la lettre de cadrage que votre gouvernement a imposée, d'une part, et certaines de vos interventions publiques durant le déroulement de la négociation, d'autre part, ne nous ont 'pas donné la main' mais allaient à l'encontre de ce principe", insiste-t-il.

Emmanuel Macron avait critiqué jeudi l'échec des partenaires sociaux, devant les présidents de départements réunis à l'Elysée. "On est dans un drôle de système ! Chaque jour dans le pays, on dit +corps intermédiaires, démocratie territoriale, démocratie sociale, laissez-nous faire+. Et quand on donne la main, on dit +mon bon monsieur, c'est dur, reprenez-la+. Et le gouvernement va devoir la reprendre, car on ne peut pas avoir un déficit cumulé sur le chômage comme on a depuis tant d'années", avait-il dit.

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, lui avait répondu vertement sur Twitter: "La démocratie sociale a souvent prouvé son efficacité et sa responsabilité lorsqu'elle n'est pas soumise à des lettres de cadrage impossibles, menant sciemment une négo dans l'impasse".

"Rechercher des boucs émissaires peut être tentant à court terme mais contreproductif pour l'avenir", avait-il ajouté.

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Commentaires

  • Sebastien Madagascar
    • 1. Sebastien Madagascar Le 01/03/2017
    QUEL LACHE ET QUEL MENTEUR CE FILLON!!!!!...........PIRE QUE TOUS.
  • Sebastien Madagascar
    • 2. Sebastien Madagascar Le 19/02/2017
    Quel connard et les connes et cons qui ont voté pour cet inculte!

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