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"VOTRE METEO CLAIRETNET"

 

NOUS SOMMES LE 20 AOUT

De la Bretagne et des Pays-de-la-Loire à la frontière belge, les nuages ne laissent que peu de place aux éclaircies. 
Sur le reste du pays, le soleil domine.
Sur le relief de la Corse et les Alpes, notamment les Alpes du sud, les bourgeonnements nuageux s'accompagnent encore d'averses orageuses. 
La tramontane est modérée avec des rafales jusqu'à 60 km/h sur les zones les plus exposées.
Côté températures, les maximales vont de 22 à 25 degrés près de la Manche, de 25 à 31 degrés ailleurs, jusqu'à 32 à 34 degrés dans le Sud. 

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Qu'est-ce qu'un orage ?

 

C'est un phénomène atmosphérique, caractérisé par une série d'éclairs et de coups de tonnerre. Un éclair peut se déclencher à l'intérieur du nuage, entre deux nuages, ou entre le nuage et le sol ou un aéronef (on parle alors de coup de foudre).
Foudre, éclair et tonnerre sont classés parmi les électrométéores*.

L'orage est toujours lié à la présence d'un nuage de type cumulonimbus, dit aussi nuage d'orage.
Il est souvent accompagné par un ensemble de phénomènes violents : rafales de vent, précipitations intenses parfois sous forme de grêle et quelquefois vents rabattants, ou bien 
trombe ou tornade.
Les orages se forment lorsque l'atmosphère est instable, avec de l'air chaud près du sol et froid en altitude.
L'orage est généralement un phénomène de courte durée : de quelques dizaines de minutes à quelques heures. Il peut être isolé (orage dû à la présence de reliefs ou causé par le réchauffement du sol en été) ou organisé en ligne (dite "ligne de grains").
Dans certaines conditions, des orages peuvent se régénérer sans cesse au même endroit ou bien s'y succéder. Ils provoquent ainsi durant plusieurs heures de 
fortes précipitations qui peuvent conduire à des inondations.

Parfois, après la survenue d'un premier orage, on peut observer dans un second temps la formation d'un arc orageux circulaire centré sur la zone où s'était produit l'orage initial. 

Où et quand les orages se produisent-ils en France ?

 

En moyenne, les orages sont plus nombreux sur terre que sur mer, en montagne qu'en plaine, en été qu'en hiver. En effet, pour qu'un orage éclate, il faut qu'un puissant courant ascendant donne naissance à un cumulonimbus. Si une répartition judicieuse des vents et des températures dans la masse d'air peut suffire à elle seule à déclencher cette ascendance, un petit coup de pouce est souvent nécessaire. Sur terre, deux phénomènes aident au déclenchement des ascendances :

  • le relief qui force l'air emporté par le vent à s'élever le long des pentes ;
  • l'échauffement des basses couches atmosphériques au contact du sol lors des journées ensoleillées d'été.

Carte du nombre moyen d'impacts de foudre au sol par km²/an (période 1997-2014)

Carte du nombre moyen d'impacts de foudre au sol par km2/an (période 1997-2014) © Météo-France / Météorage (cliquez sur la carte pour l'agrandir)

En janvier et février, les orages sont quasi-inexistants sur terre, à peine plus fréquents sur mer.

De mars à juin, les impacts de foudre sont de plus en plus nombreux sur terre, atteignant un maximum en juillet et en août, notamment sur le sud des Alpes et les Pyrénées où la densité de foudroiement est d'environ un impact par mois et par kilomètre carré.

À partir de septembre, la fréquence des orages diminue sur terre mais se maintient encore en Méditerranée, la mer restant relativement chaude jusqu'en novembre.

Carte du nombre moyen d'impacts de foudre au sol par km²/saison (période 1997-2013)

Carte du nombre moyen d'impacts de foudre au sol par km2/saison (période 1997-2013) © Météo-France / Météorage

 

Combien de jours d'orages chaque année dans votre région ?

Sur l'ensemble de l'année, les orages sont plus fréquents en Corse et sur le sud de l'Aquitaine. On y dénombre en moyenne plus de trente jours d'orages par an. Sur le nord de l'Aquitaine, Midi-Pyrénées, le Limousin, l'Auvergne, les reliefs de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, Rhône-Alpes, le sud de la Bourgogne, la Franche-Comté, l'Alsace et la Lorraine, les orages sont relativement nombreux. Sur le reste du pays, ils sont moins fréquents, voire assez rares sur la Bretagne.

 Nombre de jours moyen avec orages sur l'année et durant l'été - (1971 - 2000) 
Nombre de jours moyen avec orages sur l'année et durant l'été - (1971 - 2000) © Météo-France cliquez sur la carte pour l'agrandir)

Pour la période estivale (juin-juillet-août), la répartition est un peu différente. En été, les orages ne sont guère plus fréquents en Corse que sur la région parisienne. C'est surtout sur un axe sud-ouest/nord-est et sur les régions alpines que se produisent le plus fréquemment les orages estivaux, avec en moyenne quinze à vingt journées orageuses chaque été. Comme pour l'ensemble de l'année, c'est en Bretagne qu'ils sont les plus rares en été, avec en moyenne moins de cinq journées avec orage.

Les signes annonciateurs

 

  • Le ciel s'assombrit rapidement, et dans les orages les plus violents il peut devenir d'un noir d'encre. Plus il est sombre, plus le nuage est épais.
  • Le vent se renforce et tourne à la bourrasque. Ces rafales précèdent souvent de fortes pluies.
  • En montagne, on peut observer des lueurs à l'extrémité des objets pointus (feux de Saint-Elme) ou entendre des bourdonnements diffus. Ces signes indiquent l'imminence d'un coup de foudre.

Orage, cumulonimbus et averses

Orage, cumulonimbus et averses © Météo-France

Les dangers associés

 

Un orage peut toujours être dangereux en un point donné, en raison de la puissance des phénomènes qu'il produit et de leur caractère aléatoire :

  • La foudre est une décharge électrique intense qui peut tuer un homme ou un animal, calciner un arbre, causer des incendies ou endommager un aéronef.
  • Les pluies intenses qui accompagnent les orages peuvent causer des crues-éclairs dévastatrices. Un orage déverse fréquemment plus de 50 à 100 litres d'eau par mètre carré en quelques heures. En septembre 1992, 400 à 500 litres d'eau étaient tombés par mètre carré sur Vaison-la-Romaine.
  • La grêle (précipitations formées de petits morceaux de glace) qui peut par exemple dévaster en quelques minutes un vignoble ou un verger.
  • Le vent sous un cumulonimbus souffle par rafales violentes jusqu'à environ 140 km/h et change fréquemment de direction. Plus rarement se crée sous la base du nuage un tourbillon de vent très dévastateur, la tornade. Les pilotes, même de gros avions, évitent de traverser des cumulonimbus : ils pourraient être soulevés de plusieurs centaines de mètres, puis brutalement rabattus dans ce qu'on appelle communément des "trous d'air".

 

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Tout savoir sur le printemps

En météorologie, le printemps couvre les mois de mars, avril et mai, c'est-à-dire la période pendant laquelle la durée du jour rallonge et l'ensoleillement progresse dans l'hémisphère Nord.

C'est une saison de contraste. La transition entre la saison froide et les chaleurs estivales est progressive et plus ou moins précoce selon les années. Les journées froides et parfois humides se raréfient au fil de la saison et alternent avec des jours de plus en plus doux, parfois orageux ou très ensoleillés, au gré de la position des anticyclones et des dépressions.

En France métropolitaine, la température moyenne* au printemps est de 11,6 °C et il tombe en moyenne** 230 mm*** de précipitations entre le 1er mars et le 31 mai.

Sur la période 1959-2017, c'est le printemps 2011 qui a été le plus chaud sur l'Hexagone, avec en moyenne 13,6 °C. Il a également été le plus sec, avec seulement 110,3 mm*** . Le printemps le plus pluvieux depuis 1959 a été celui de 2001 avec 348,4 mm***, soit une anomalie de près de 52 % par rapport à la normale.

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Fraîcheur aux Saints de glace ?

Les Saints de glace sont une période traditionnellement redoutée pour les gelées tardives. Selon les croyances populaires, une fois cette période passée, le gel ne serait plus à craindre.
En observant les températures minimales ces dernières années les 11, 12 et 13 mai, on constate qu'elles sont, sans surprise, contrastées d'une année sur l'autre. Par ailleurs, des gelées en plaine ne sont pas impossibles après les Saints de glace.

Des Saints de glace peu gélifs ces dernières années

En 2017, la période des Saints de Glace a été plutôt douce, proche des normales. Les dernières petites gelées en plaine se sont cependant produites juste avant, le 10 mai, sur le quart nord-est, avant une séquence de temps estival à la mi-mai.

En 2016, la période des 11,12 et 13 mai avait été plutôt douce, proche des normales, donc sans gelée. Quelques rares petites gelées isolées s'étaient en revanche produites en plaine (au-dessous de 500 m) après les Saints de glace, le 15 et le 16, sur le nord du pays. À noter qu'à l'échelle nationale, le mois de mai 2016 a été très proche de la normale côté température (-0,1°C).

En 2015, il avait fait très chaud pendant la période des Saints de Glace, avec des températures au-delà des 30°C sur de nombreuses régions (jusqu'à 33,7°C à Saint-Etienne le 13 mai, un record de chaleur précoce pulvérisé). Après un début de mois de mai sans gel, quelques gelées en plaine avaient été observées sur les régions du Limousin à la Champagne le 21.

En 2014, un rafraîchissement s'était produit pendant cette période, mais les rares (et dernières) gelées observées en plaine l'ont été juste après, entre le 14 et le 17 mai, au cœur d'un mois de mai globalement assez proche des normales en matière de température (déficit de 0,3°C).

En 2013, bien qu'aucune gelée n'ait été observée durant cette période, le mois de mai a été remarquablement froid : le plus froid depuis mai 1987, avec une température moyenne inférieure de 2,3°C à la normale. On a observé localement des gelées en plaine entre le 24 et le 27 mai.

En 2012, après des nuits très douces le 11 et dans une moindre mesure le 12, le temps s'est rafraîchi au nord, et quelques gelées ont été observées les 14 et 17 (-2°C à Chaumont en Haute-Marne). 2011 n'a pas non plus connu des Saints de glace marquants.

Les Saints de glace ont véritablement justifié leur réputation en 2010, avec quelques gelées éparses le 12, plus répandues sur les régions proches de la Manche le 13, gagnant les régions du Centre-Ouest au nord du pays les 14 et 15. On a ainsi relevé -2°C à Pleucadeuc (Morbihan) le 13, -3°C à Flers (Orne), -1°C à Caen (Calvados) et au Touquet (Pas-de-Calais) le 14.

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